Citizen Dog

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Scénario et  Réalisation : WISIT SASANATIENG
Directeur de la photographie : RAWAT PRELERT
Producteurs : REWAT VORARAT
KIATKAMON IAMPHUNGPORN
APHIRADEE IAMPHUNGPHORN
Producteur exécutif : CHAREON IAMPHUNGPORN
Montage : DUSANEE PUINONGPHO
POLAPAT KITIKUNPAIROJ
Casting : SUKUMAPORN SUTHISRISINLPA
Costumes : ATCHARIYA PINITSANPIROM
Décors : SURAS KARDEEROJ
Directeur artistique : MONCHAI THONGSRISEUPSAKUL
Assistant réalisateur : PROMPOP LEERAPUN
Directeur de la post-production : THUMMANOON LABHANTAKUL
Post Production : THE POST BANGKOK

 

Wisit Sasanatieng

Né en 1964, Wisit Sasanatieng fréquente l’école d’Arts la plus réputée de Bangkok avant de se faire connaître dans la réalisation de publicités.
En 1997, il commence à écrire pour le cinéma et rencontre un immense succès avec le scénario de Nang Nak, une histoire d’amour et de fantômes réalisée par Nonzee Nimibutr : le film dépasse le résultat de Titanic dans son pays et contribue à faire connaître en Occident la nouvelle cinématographie thaïlandaise.
En 2000, Wisit Sasanatieng passe derrière la caméra pour Les larmes du tigre noir, premier film thaïlandais à être retenu par le Festival de Cannes, dans la sélection Un Certain Regard.
Considéré comme le chef de file du cinéma d’auteur thaïlandais, il signe avec Citizen Dog son deuxième long métrage en tant que réalisateur.
Le film a déjà été plébiscité par les festivals du monde entier, notamment Pusan, Toronto, Locarno et Rotterdam.

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM

Citizen Dog

Wisit Sasanatieng
Distribution :: 
Date de sortie :: 
23/08/2006
THAILANDE. 2004. 1h30. 35mm.Scope.Couleur.Dolby SRD
A force de passer ses journées à aligner des sardines dans des boîtes de conserve, Pott finit par se couper l’index, qu’il voit disparaître avec horreur dans l’une des boîtes destinées aux supermarchés de la ville. Mais dans un Bangkok marqué par l’absurdité d’un capitalisme forcené, rien ne peut l’empêcher de retrouver son doigt. Quitte à croiser la route de Jinn, une ravissante rêveuse constamment plongée dans un livre qu’elle n’arrive pas à déchiffrer.
ENTRETIEN AVEC LE RÉALISATEUR EXTRAIT DU DOSSIER DE PRESSE

Cela paraissait presque impossible de transposer l’univers de CITIZEN DOG sur grand écran : qu’est-ce qui vous a convaincu de tirer un film du livre de Koy Nuj ?

Honnêtement, même maintenant, je ne suis pas sûr d’avoir vraiment réussi à l’adapter ! Disons qu’à l’époque, j’ai pensé qu’il serait très amusant de faire un film comme celui-ci, riche en éléments surréalistes.

Vous êtes assez dur à l’égard de Bangkok, personnage à part entière du film…
Je ne pense pas être aussi dur que vous le pensez. J’adore « ma » ville, même si la réalité de Bangkok c’est aussi la laideur, le bruit et la pollution. Simplement, j’ai parfois envie d’en donner une version satirique.

Considérez-vous votre film comme une façon d’inciter les citadins à ne pas se laisser transformer en « citizen dog » ?
Pas vraiment. Ce que je cherche à dire, c’est qu’il faut vivre sa vie avec bonheur, qui que vous soyez et quel que soit le lieu où vous vivez. Vous ne pouvez pas empêcher le monde d’avancer mais vous pouvez, vous, vous arrêter et trouver où se cache votre bonheur, où se dissimule votre cœur ….

Vous êtes manifestement très concerné par les problèmes écologiques, et en même temps, assez ironique vis à vis de l’engagement de Jinn?
En Thaïlande, on compte beaucoup de vrais activistes qui militent pour l’environnement ou la politique mais aussi beaucoup de gens qui se contentent d’adopter ce qu’ils considèrent comme une attitude à la mode : un jour, ils rejoignent une manifestation pour lutter contre le plastique, et le lendemain, ils vont acheter ce même plastique pour se faciliter le quotidien. Ils pensent toujours qu’ils seront bien vus en se comportant comme des activistes.

La direction artistique du film est une nouvelle fois particulièrement créative : à quelle étape travaillez-vous le style visuel de vos films ?
Pou Citizen Dog, j’ai commencé par dessiner un story-board extrêmement précis de toutes les scènes du film. Avec le chef déco, nous avons également cherché en amont la meilleure façon de travailler les couleurs des décors, des costumes et des accessoires. Et une fois le tournage achevé, nous avons utilisé en post-production un procédé de colorisation qui permettait de rendre les couleurs plus éclatantes.

Ce travail des couleurs est-il une façon pour vous d’éviter un traitement trop réaliste du film ?
Oui, cela me permet de rappeler au public que le film ne se déroule pas dans un monde réel mais dans mon univers. Du coup, je peux me permettre d’y ajouter les éléments les plus absurdes : le public y croit automatiquement.

Comment avez-vous choisi vos cadres et vos angles de caméra ?
J’utilise toujours un objectif très grand angle (un 9.8 mm par exemple) qui me permet de donner un aspect un peu étrange, voire surréaliste, au cadre. Par ailleurs, quasiment tous mes cadres sont élaborés de façon très symétrique et statique : les acteurs se tiennent devant la caméra, au centre du cadre, et jamais à gauche ou à droite. Ce type de cadrage est volontairement très naïf, à la fois simple et sincère : à l’image des personnages du film.

Diriez-vous de votre film qu’il est « typiquement » thaï ?
Je dirais plutôt qu’il est de style thaï post-moderne ! C’est thaï dans l’esprit, mais surtout pas de façon traditionnelle. Je m’explique : on peut trouver plusieurs éléments typiquement thaï dans le film: son histoire - et sa narration un peu « cliché », ses accessoires vaguement rétros, ses couleurs, et même les chansons utilisées, qui appartiennent à un répertoire folklorique. Ce qu’il est important de préciser, c’est qu’aujourd’hui, la référence thaï a perdu son de son identité, elle est mêlée à d’autres éléments venus du monde entier. On ne peut plus vraiment reconnaître ce qui est thaï et ce qui ne l’est pas.

Vous avez à nouveau travaillé avec des acteurs non professionnels : est-ce une façon pour vous de privilégier la spontanéité?
Absolument ! Il y a aussi le fait que les acteurs non professionnels n’ont aucun ego et que je peux donc leur demander de jouer absolument tout ce que je veux !

Comment les dirigez-vous? Y a-t-il beaucoup de répétitions ou au contraire, une grande place laissée à l’improvisation?
J’accorde d’abord une grande importance à l’étape du casting et des auditions. Je travaille vraiment dur pour trouver les acteurs qui collent le mieux aux personnages. Leur personnalité, leurs habitudes, doivent correspondre à celles des personnages. Ce qui signifie que j’attends d’eux qu’ils se comportent le plus naturellement possible, qu’ils soient eux-mêmes. Le reste vient très facilement.

Parlez-nous du choix du réalisateur Pan-ek Ratanaruang pour prêter sa voix au narrateur?
C’est d’abord un ami et une voix-off très populaire dans la publicité thaïlandaise. Si je l’ai choisi, c’est pour cette voix unique, naturellement teintée d’ironie. Il s’est donc contenté, lui aussi, d’être lui-même !

Vous rendez hommage aux Temps modernes et à Charlie Chaplin. Y’a-t-il d’autres références conscientes dans le film, en particulier dans ses scènes musicales?
Oui, notamment Les Parapluies de Cherbourg, Dancer in the dark et quelques comédies musicales thaï des années 50.

Vous avez déjà présenté le film dans des festivals européens : avez-vous été surpris par les réactions du public?
Oui, à l’occasion des débats qui suivaient la projection, j’ai été étonné de voir que les spectateurs européens se posaient beaucoup de questions sur la signification des paraboles du film. Cela n’avait rien à voir avec les réactions du public américain, qui se concentre plutôt sur la façon dont les choses sont tournées. 


On a le sentiment, notamment au travers des festivals, d’assister à l’émergence d’une nouvelle cinématographie thaï : qu’en est-il réellement ?
Cela s’est déjà produit dans d’autres pays d’Asie, c’est une sorte de cycle de vie naturel, on a vu l’émergence du cinéma japonais, puis celle du cinéma iranien, maintenant la Corée …La présence des réalisateurs thaïlandais dans les festivals internationaux est assez récente, il est peut-être un peu tôt pour parler d’un vrai cinéma d’auteur. A mon avis, l’orientation choisie par les festivals joue beaucoup dans ce phénomène, de même que l’envie des critiques à un moment précis.