Coming Apart

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Scénario : Milton Moses Ginsberg
Musiques  : Francis Xavier, Jefferson Airplane
Image : Jack Yager

Costumes : Francesca Davis
Montage : Lawrence Tanenbaum
Production : Israel Davis / Andrew Kuehn
 

Milton Moses Ginsberg

2001 The Haloed Bird
1999 The City Below the Line
1973 The Werewolf of Washington
1969 Coming Apart

Réalisateur

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Informations complémentaires: 

Coming Apart

Milton Moses Ginsberg
Distribution :: 
Date de sortie :: 
14/07/2004
USA. 1969. 1H51. 35mm. 1.33. N&B. Mono

Joe Glazer, psychanalyste à New York se sépare de sa femme enceinte. Il loue une garçonnière dans laquelle il dissimule une caméra et filme la vie sexuelle débridée qu’il mène pour oublier sa douloureuse séparation. Il pense au départ contrôler la situation en manipulant la fragilité et les besoins de toutes ces femmes - patientes, maîtresses, voisines, passantes, conquête d’un jour…- mais, lentement, il sombre dans la décadence sexuelle et la déchéance psychologique…
Coming Apart est filmé selon un angle de caméra presque unique. Dans l’appartement de Joe Glazer, la caméra est dissimulée dans un «objet d’art cinétique » (en fait un cube de miroirs) posé sur une table en face du divan qui est surmonté d’un grand miroir donnant une vue panoramique de l’appartement. La caméra fixe donc en permanence le divan qui occupe une grande partie de l’écran, l’effet de profondeur étant rendue par le miroir. Au bord de la claustrophobie, on est comme enfermé dans ce cadre unique à travers lequel défilent les tableaux des confrontations émotionnelles et sexuelles de « Glassman », comme il se fait surnommer. Le seul mouvement de caméra, bref au demeurant, nous permet de découvrir le dispositif de Joe à travers le miroir, et lorsqu’il le déplace à la fenêtre, la ville de New York, lointaine et surexposée.
Présenté comme une sorte de documentaire amateur en caméra cachée, « Coming Apart » place le spectateur dans la position du voyeur qui assiste à des scènes de vies intimes biaisées par le psychanalyste / metteur en scène.
Ce qui est significatif de l’époque à laquelle le film a été tourné, c’est la façon dont les protagonistes se laissent emmenés dans la provocation sexuelle sans aucune retenue. C’est la clé de l’apparent réalisme du film, pourtant sciemment orchestré par le réalisateur et joué par des acteurs professionnels. La verve des personnages, l’intervention récurrente de musiques rock psychédéliques qui les emporte dans états de transe et d’oubli, la nudité facile et assumée de cette époque de « libération sexuelle », tout ceci contribue à nous plonger dans cette auto-destruction annoncée par la décadence sexuelle. Nous sommes de plain pied dans l’anxiété psycho-sexuelle de la classe moyenne supérieur New-yorkaise des années 60.
L’érotisme, ce voyeurisme assumé et la mise en scène de la « naïveté » de la caméra avaient valu à ce film d’être peu apprécié par la critique en son temps. Mais avec le temps et le triomphe des programmes de télé-réalité et autres caméras cachées, « Coming Apart » a été consacré à la fois comme avant-gardiste et témoin de son temps. Le MOMA à New York a beaucoup contribué à cette reconnaissance en présentant des projections exceptionnelles du film en 1998.

Texte extrait du Dossier de Presse