Debout

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Scénariste : Liu Hao
Producteur : Liu Hao
Production : Zero Films
Compositeur : Song Ge
Photographie : Li Bingqiang
 

Liu Hao

Réalisateur

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2011 FILM
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2009 FILM
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2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM
Informations complémentaires: 

Debout

Liu Hao
Distribution :: 
Date de sortie :: 
15/09/2004
ALLEMAND/CHINOIS. 2004.1h18. 35mm. 1,66. Couleur. Mono.
Pendant la Révolution culturelle, de nombreux étudiants et intellectuels furent exilés dans les zones rurales. Un exil-état d'âme que leurs enfants, revenus tenter de construire leur vie, portent comme une seconde peau dans un espace urbain qui ne leur a pas prévu de place.
La rencontre touchante et gracile de deux êtres à la dérive - Meiting, une jeune coiffeuse, et Chen Mo, un vendeur à la sauvette, à Pékin, une veille de fêtes de fin d'année. Une étrange relation sur fond de survie et d'urbanisation anonyme, une chronique âpre sur la survie des sentiments.

Une histoire d'amour à Pékin ?

Dans le giron désolé d'une cité-synecdoque deux êtres à la misère et au désenchantement polaires vont s’attirer pour former un noyau éphémère. L’empire ne soutient-il pas que le monde prospère à l’unique condition que les contraires agissent ensemble. Lentement, les deux déracinés créent dans l' espace restreint de leur retrait, infantilisant et torturé –un rituel domestique édenique de recomposition familiale, envers et contre tout- l'Orient rouge suranné comme la pression capitaliste.
Au milieu de cette léthargie aux motivations flottantes, nous voilà convoqués dans le mouvement  d'une caméra en surplomb  en plein délit de contemplation- trouées d'oiseaux mouches, altitudes suspensives: ou comment  orchestrer une "dérive du cadre". En suivant les véritables déambulations à la simplicité déconcertante du film, une sensation s’insinue durablement, celle d’une volonté paradoxale : se protéger (même de la lumière)- la détresse des personnages aux préceptes d’autodénigrement si profondément ancrés qu’ils sont devenus incapables de s’approprier une existence , Le montage en parallèle des prémices déstabilisants de l’histoire en atteste. D’ombres chinoises et de camarades conditionnés, Chen Mo et Meiting se transmuent en inadaptés sociaux et cinégéniques. Ils ont besoin de s’étreindre en catimini, de se réapproprier un semblant d’intimité en éludant l'environnement. Puis, un étrange phénomène se met en branle, celui d’une dérive alanguie voire d’une rétractation gracieuse du cadre. A la mégalopole gigantesque s’accolent des espaces minimaux efflorescents .Et le cadre devient métaphore du cœur, se distordant. Par delà l'égarement , l’élégie qui découle de ces expérimentations nous entraîne dans la prospection de régions en friches, étouffées. Elles confèrent une épaisseur aux plans exsangues, une pesanteur charnelle synonyme de couleurs ravivées (le sang se réapproprie dans un picotement des veines qu’il avait négligé à cause des frimas), de silences transcendés, d’émotions naïves, revisitées et pénétrantes. Les sentiments syncopés caressent la réalisation dans une chorégraphie capiteuse : les acteurs (amateurs ?) n'exprimant leurs émotions que par le biais d’un miroir ou d’une vitre . Eclats vivaces de verre, de temps, de fleurs ou de cadre, les agonisants prolétaires peuplant cette capitale tristement pragmatique peinent à dépasser le carcan pour s’analyser, se reconstruire et se décider. Ils balbutient leurs pulsions qui explosent dans les derniers instants, Chen Mo refusant de trépasser sans l'enlacement apaisant de son tout (Mère / Fille / Femme / Ange). Même délivré des servitudes terrestres ( cadre rapetissé et anémique, au vide répudiant ), il ne peut se résoudre à vitupérer. Il pleu(t)re sobrement sa résignation éclipsée sur une vitrine apatride.Destins minimalistes, étiolés et diaphanes-miroirs d'un destin claudiquant mais en avant ?