The Hawk is dying (dressé pour vivre)

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Réalisation et Scénario Julian GOLDBERGER
Image Bobby BUKOWSKI
Montage Affonso GONCALVES
Musique Jonathan GOLDBERGER
Produit par Ted HOPE, Corbin DAY, Jeanne LEVY-HINTE
Une production ANTIDOTE FILMS
 

Julian Goldberger

Julian Goldberger a fait ses débuts dans la réalisation avec Trans, un drame autour d’un adolescent de 16 ans qui s’échappe d’une prison pour enfants de Floride. Primé à Berlin en 1999, Trans a également participé au Festival de Toronto, de Sundance et au festival New Directors/New Films organisé par le MOMA à New York. En 2003, il a réalisé The Eulipion Chronicles, présenté au Underground Film Festival de Chicago. Il développe à l’heure actuelle un scénario sur le monde des routiers intitulé Little America et s’apprête à tourner un documentaire sur les musiques sacrées à travers le monde, Up from the Fire. Il a également pris des cours de comédie à L’Institut Lee Strasberg.

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM
Informations complémentaires: 

The Hawk is dying (dressé pour vivre)

Julian Goldberger
Distribution :: 
Date de sortie :: 
09/07/2008
USA / 2007 / 1h46 / 1.85 / couleur / Dolby SR
À Gainsville en Floride, George Gatling, propriétaire d’un magasin de voitures, vit avec Précious sa sœur divorcée, et Fred le fils autiste de celle-ci, âgé de vingt ans. Il rêve de capturer un faucon et de le dresser.
INTERVIEW DE JULIAN GOLDBERGER

SUR LE LIEU DE TOURNAGE
Où que vous soyez, l’environnement donne des informations sur votre personnalité d’une manière ou d’une autre. Contrairement au sud de la Floride (Miami, Les Everglades), le coeur de la Floride a été très peu filmé. C’est pourtant une région unique car elle est hantée par son passé. Elle a conservé la texture et les nuances du Vieux Sud : des maisons lézardées, des camps de pêche, des baraques à frites, des boutiques d’alimentation et des terrains vagues ; bref des îlots résistant à la modernisation. Quant aux chênes centenaires et à la mousse les recouvrant, ils forment des ornements gothiques et finissent de parachever le tableau.
Le coeur de la Floride est un endroit calme. Il n’est sujet à aucun empressement ni aucune frénésie. L’énergie qui se dégage de ce lieu provient des marais, des terres inondées et s’infiltre partout avec une tranquille férocité. Ce sont ces aspects de cette région qui m’ont inspiré et qui nous renseignent sur les personnages.

SUR L’ESTHÉTIQUE
Bobby Bukowski, le chef opérateur et moi, avons regardé le travail du photographe Todd Hido, en particulier ses éclairages et ses clichés de nuit.
J’ai aussi étudié le travail de  Clarence John Laughlin – un photographe qui a essentiellement photographié le vieux Sud : la Louisiane, le Mississippi, et des parties de la Géorgie. Il s’agit plus d’un photographe visionnaire qui a saisi les aspects fantasmagoriques voire les fantômes de cette région et de ses milieux.
Ce qui est drôle, c’est que pendant la préparation du film on parle de nos influences et on passe en revue photographies et peintures. Mais quand on démarre la production, on met tout ça de côté, on ne regarde plus en arrière et on cherche seulement à être en osmose avec les personnages et leur milieu.

SUR LA RELATION DE L’HOMME À LA NATURE
Henry Miller a écrit un essai sur la culture américaine intitulé Le Cauchemar climatisé dans lequel il affirme que le divorce entre l’homme et la nature n’est nulle part aussi parachevé qu’aux Etats-Unis. 60 ans plus tard, aucune réconcilation n’a eu lieu entre les deux à l’évidence. C’est alarmant, je pense. Et c’est un des arcs dramatiques du film. Ce divorce, cette séparation, circule tout le long du film. Il faut qu’on reconsidère cette situation. Et George Gattling (Paul Giamatti), à travers ce faucon, prend la mesure de cette problématique, de son rapport à ce qui est sauvage. Etant donné que George n’a pas la volonté de s’exiler en Alaska pour réaliser ses rêves à la Jack London, ce contact avec l’état sauvage vient à lui et lui sert d’intermédiaire.

SUR HARRY CREWS, L’AUTEUR DU ROMAN
C’est l’une des légendes de la littérature du Sud des Etats-Unis. Ses fictions sont vues comme un mélange de testostérone sous influences et d’obsessions anormales. Et pourtant son travail est bien plus complexe et a bien plus de résonance que cette définition réductrice. Il dépeint des personnages qui soumettent leur corps à toutes sortes de travaux herculéens afin de pouvoir s’affirmer dans un monde qui leur semble antagoniste et indifférent au fait même qu’ils existent. Qui pourrait ne pas se retrouver dans cela ?
Je l’ai rencontré une seule fois pendant le tournage bien que nous ayons eu de nombreuses conversations au téléphone. C’est un mec très intimidant. Mais c’est quelqu’un qui est aussi très raffiné et qui vous épaule. Il m’a dit un jour qu’il se fichait  que je fasse de The Hawk is dying une comédie musicale. Son livre a en effet été publié et il existe par lui-même. Toutefois, si j’en avais fait une comédie musicale, je pense qu’il aurait tout fait pour me choper et me filer un coup de pied au cul.


SUR LA MORT, LE CHAGRIN ET NOS EMOTIONS
C’est grâce à la relation que George entretient avec ce faucon qu’il est en mesure d’exprimer ses émotions enfouies. Nous avons tous en nous des pulsions dangereuses et innommables que nous réprimons pour paraître civilisés et rationnels. Mais la mort et le chagrin sont des émotions sauvages, irrationnelles et incontrôlables.

SUR LA SPIRITUALITÉ
Je pense que c’est ma relation personnelle au divin, ma curiosité à l’égard de ces mystères qui nous dépassent qui me conduise à enquêter sur ces questions à travers le prisme de personnages. George se bat avec ses croyances et le but de sa vie. Grâce à une terrifiante catharsis, George trouve le chemin de la liberté. En plaçant le faucon sur son poignet, il se libère pour la première fois de la tristesse et du spleen de son existence.

SUR PAUL GIAMATTI
Je pourrais dire tant de choses élogieuses sur Paul qu’un livre n’y suffirait pas. C’est un acteur sans peur et ses différents visages ainsi que la manière dont il aborde son travail ont été indéniablement une source d’inspiration. Le voir incarner le personnage de George Gattling a été quelque chose de proprement époustouflant. Dans le même temps, c’était très perturbant de le voir trimballer la douleur de ce personnage. Quand la caméra tourne, vous devez être le témoin des situations que vous avez écrites et que vous mettez en scène et vous vous devez de ressentir ce que les personnages éprouvent prise après prise.