L'imposteur

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Scénario et Mise en scène : Christoph Hochhäusler
Directeur de la photographie :  Bernhard Keller
Montage : Stefan Stabenow
Musique : Benedikt W. Schiefer
Production : Heimat Films
Produit par : Bettina Brokemper

 

Christoph Hochhäusler

Né à Munich en 1972.
De 1993 à 1995, il fait des études d'architecture à l'Université technique de Berlin. Parallèlement, il travaille en tant que guide touristique, illustrateur et storyboarder. Après ses études d'architecture, il travaille en tant qu'ingénieur du son et assistant réalisateur à Philadelphie. De 1996 à 2004, il reprend des études de réalisation à l'école de cinéma de Munich (HFF). Christoph Hochhäusler est également le fondateur de Revolver, magazine de cinéma. Son film de fin d'études Le Bois Lacté a été primé au Festival de Berlin 2003.

Réalisateur

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2011 FILM
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L'imposteur

Christoph Hochhäusler
Distribution :: 
Date de sortie :: 
10/05/2006
ALLEMAGNE. 2004. 1h34. 35mm. Scope 2,35. Couleur. Dolby Digital SR
Etouffé par l'amour de sa mère, par les attentes de son père et par l'ennui mortel de la vie dans la banlieue, Armin, 18 ans, se met à écrire des lettres anonymes. Il s'inspire tout d'abord d'un accident dont il a été témoin, puis d'un crime dont il vient de prendre connaissance. Ce qui n'était au départ qu'un jeu vire bientôt à l'obsession.
Un certain regard. Deuxième film, sombre et déroutant, de l'un des chefs de file du renouveau allemand. Le doute gagne chez Christoph Hochhäusler

Par Gérard LEFORT - lundi 16 mai 2005 (Liberation - 06:00)

Falscher Bekenner de Christoph Hochhäusler (Allemagne), avec Constantin Vonjascheroff, Manfred Zapatka, Victoria Trauttmansdorff. 1 h 34.

La question d'un renouveau du cinéma allemand ne se pose plus depuis pas mal de films. Et Christoph Hochhäusler, qui a contribué à cette renaissance avec Milchwald (Bois lacté, 2003), nous le confirme avec Falscher Bekenner. Une histoire sombre où l'on découvre Armin, un adolescent qui, par le biais des souterrains secrets dont un festival a la clef, semble un cousin germain du Blake du Last Days de Gus Van Sant. Un jeune homme interdit qui, tout en s'incrustant dans sa famille de petits-bourgeois sympas en attendant un premier emploi, habite la face cachée de sa vie. Une lune froide peuplée de motards fantômes et de sexe expéditif dans les toilettes d'une aire d'autoroute.

En tout cas, c'est ce qu'il croit, et qu'aucune image du film, douteux au sens positif, ne dément ou ne confirme. De même pour sa petite amie, Katja, très jolie blonde qui est plus probablement la girlfriend d'un autre. Jusqu'à ce qu'il soit le témoin oculaire d'un accident automobile ayant coûté la vie à une huile locale. Et dont il décrète, drogué d'une de ses «fausses confessions» que suggère le titre du film, qu'il est la cause.

Tout l'intérêt de Falscher Bekenner est suspendu au fil ténu des «peut-être». L'incertitude gagne en synchronie, aussi bien le regard du jeune Armin que les yeux du spectateur. Pour exemple, une saynète où Armin, profitant de l'absence de ses parents, ramène à la maison un inconnu tout cuir qui ne tarde pas à l'enculer comme il faut contre la cloison de sa chambrette. En matière d'encouragement ou de pléonasme illustratif, la bande-son diffuse du rock industriel. Sur le mode vaudevillesque du «Ciel, mes parents !», maman et papa rentrent à la maison plus tôt que prévu et, alertés par le barouf musical, se dirigent vers la chambre de fiston. On en restera là et eux aussi. C'est-à-dire sur le seuil du plan, laissant ainsi la porte entrouverte sur toutes les spéculations.

A ce titre, Falscher Bekenner fait remarquablement bien son travail de fiction, qui consiste plus à nous faire douter qu'à nous faire croire, plus à nous inquiéter qu'à nous apaiser. Ainsi de la morale d'un film qui n'a pas le moral : il est plus facile et admissible d'être coupable qu'innocent.