La Léon

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RÉALISATEUR : Santiago Otheguy
SCÉNARISTE : Santiago Otheguy
CHEF OPÉRATEUR : Paula Grandio
CHEF OPÉRATEUR SON : Abel Tortorelli
CHEF DÉCORATEUR : Sergio Rud
MONTEUR : Sebastian Sepulveda / Valeria Otheguy
COMPOSITEUR : Vincent Artaud
PRODUCTEURS : Polar Films (Juan Solanas)
Morocha Films (Pabo Salomon)
Onyx Films (Aton Soumache et Alexis Vonarb)
Big World (Catherine Barra et Pierre Rambaldi)

 

Santiago Otheguy

RÉALISATEUR ET SCÉNARISTE
Né en 1973 à Buenos Aires, Santiago Otheguy s’est très tôt intéressé à toutes les
formes artistiques. Alors que la dictature frappe l’Argentine et son système éducatif, ses parents décident de l’inscrire au lycée français. Il poursuit ses études à Paris, où, en parallèle à des cours d’orchestration, il obtient une maîtrise d’histoire de l’art et de cinéma à la Sorbonne. Il entame alors une carrière de musicien. C’est finalement suite à un séminaire d’Eric Rohmer qu’il choisit de s’engager dans la réalisation, par le biais de nombreux courts-métrages et films publicitaires. Depuis quelques années, il collabore également avec plusieurs metteurs en scène de théâtre.
La León est son premier long-métrage.

COURT-MÉTRAGES
Mort à cherbourg (2003)
Direct 2003)
Retiro (2001)
La rampe (2000)
La otra orilla (2000)
Naima (1999)

DOCUMENTAIRES
Constitucion  (2001)
22 de Enero (2000)

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM

La Léon

Santiago Otheguy
Distribution :: 
Date de sortie :: 
11/07/2007
Argentine - France - 1h25 - 35 mm - scope - noir et blanc
Delta du Paranà. Dans un labyrinthe de rivières et de ruisseaux, monde sensuel et sauvage, Alvaro mène une vie humble et solitaire, la pêche et la coupe des roseaux constituant son labeur quotidien. Son homosexualité et sa passion pour les livres font de lui un personnage à part parmi les habitants de cette région d’Argentine perdue dans le temps. Le seul lien entre ce territoire sans frontières définies et la ville est constitué par "El Leon". Ce bateau-bus est piloté chaque jour par El Turu, un homme violent et autoritaire, devenu le relais incontournable de toute communication entre les habitants. El Turu voit la différence d’Alvaro comme une menace et semble déterminé à le harceler…
Note d’intention
Je voulais écrire un film où la nature jouerait un rôle majeur. J’ai choisi le Delta du Paraná en Argentine et son labyrinthe de rivières, sa nature luxuriante et indomptée, ses habitants épars et silencieux. Dans ce monde j’ai imaginé deux hommes, comme deux forces contraires, qui vont s’opposer jusqu’à l’affrontement. Mon but était de capter les pulsions qui animent les êtres. Je voulais une histoire qui avance comme les eaux du fleuve, comme un lent courant, irréversible, impossible à remonter.
La León a été filmé en noir et blanc pour établir d’emblée une certaine liberté dans la représentation du réel et nous éloigner d’une esthétique plus documentaire. Le Delta du Paraná apparaît alors comme un territoire hors du temps, hors de tout référentiel géographique où le récit prend une autre dimension et révèle, sans pour autant forcer l’interprétation, des sujets comme la peur de l’autre, la discrimination, le pouvoir et la frustration. Le Delta est représenté comme un territoire à prendre, comme un pays à bâtir…
J'ai construit le film comme un western dont l’action se situerait dans un désert d’eau. Ce désert, ce monde horizontal, m’est apparu comme devant être capté en format cinémascope, le seul à pouvoir rendre compte de l’immensité et de l’absence de limites de ce territoire. La fixité rigoureuse des cadrages dans un   monde constamment en mouvement a été le point de départ de ma réflexion sur le langage du film. Le monde d’Alvaro et du Turu bouge et dérive sans cesse tandis que la caméra l’observe, immobile. J’ai, la plupart du temps, filmé à distance car je voulais perturber le moins possible l’objet filmé. Le support HD m’a permis de laisser les scènes se développer dans la durée, de ne pas forcer le jeu des acteurs professionnels et non professionnels, et de faire que le rythme même de l’endroit et des gens qui l’habitent détermine celui de la scène. J’ai pris le parti, dans l’écriture et par la suite dans le montage, d’une narration elliptique qui puisse rompre avec l’ambiance lente et hypnotique du Delta, accentuant parfois la brutalité de l’histoire.
Santiago Otheguy