La spectatrice

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Réalisateur : Paolo Franchi
Scénariste : Paolo Franchi
Co-scénaristes : Heidrun Schleef, Daniela Ceselli, Diego Ribon, Rinaldo Rocco
Chef opérateur : Giuseppe Lanci
Monteur : Alessio Doglione
Compositeur : Carlo Crivelli
Son : Alessandro Zanon
Montage son : Benni Atria
Décors : Maurizia Narducci
Costumes : Alessandro Lai
Production : EMME produzioni et UBU film
 

Paolo Franchi

Tout en travaillant à son diplôme d’Histoire de l’Art, Paolo Franchi tourne son premier court métrage à l’âge de dix-neuf ans. Il suit ensuite les cours de l’école Ipotesi Cinema à Bassano del Grappa, sous la direction d’Ermanno Olmi, avant de décrocher un diplôme de Mise en Scène au Centro Sperimentale di Cinematografia, l’école de cinéma nationale en Italie. Son court métrage de fin d’études, La Storia Che Segue, en 1994, est sélectionné en compétition au festival de Venise, et est ensuite montré dans différents festivals, dont Clermont-Ferrand, Annecy ou Munich. En 1996, celui qui, par ailleurs, a été assistant réalisateur aux côtés de Nanni Loy, Francesco Maselli et Peter Del Monte, réalise un moyen métrage, Frammenti di Sapienza, lui aussi sélectionné en compétition au festival de Venise, puis récompensé de nombreux prix dans différents festivals. La Spectatrice est son premier long métrage.

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM
Informations complémentaires: 

La spectatrice

Paolo Franchi
Distribution :: 
Date de sortie :: 
14/09/2005
ITALIE. 2004. 98 min. 35 mm. 1,66. Couleur. Dolby SRD.
Turin. Valeria, qui travaille comme traductrice, est une jeune femme solitaire, effacée. De sa fenêtre, elle observe son voisin d’en face : Massimo, un homme d’une quarantaine d’années. Il semble aussi isolé qu’elle, et n’a l’air d’avoir pour toute compagnie que son chien. Leurs existences ne se croisent presque pas. Jusqu’au jour où Valeria s’aperçoit, au cours d’une conférence, que l’homme dont elle est en train de traduire le discours n’est autre que ce voisin, dont elle épie chaque jour les faits et gestes, sans jamais oser lui parler. A peine remise du choc, Valeria apprend que Massimo a déménagé pour Rome. L’univers de la jeune femme s’écroule. Sur un coup de tête, elle quitte Turin et va s’installer dans la capitale. Là, elle retrouve la trace de Massimo, et découvre qu’il a une femme dans sa vie : Flavia. Valeria décide d’entrer en contact avec elle, afin de se rapprocher de celui qui l’obsède…

Lettre du metteur en scène :

"Observer la vie d’un inconnu. Tout quitter pour le suivre, sur un coup de tête. Etre près de lui comme une ombre mais sans jamais l’approcher. Est-ce de l’amour ? Ou est-ce une forme pathologique de l’amour ? Peut-être est-ce simplement l’incapacité à échapper à soi-même. La peur de se confronter à une réalité qui, trop souvent, joue contre l’imagination. Un sentiment en tous les cas romantique, c’est sûr, qui semble faire partie intégrante de l’histoire de Valeria, la spectatrice. Massimo, lui, à sa manière, est un personnage romantique. Un idéaliste. Il quitte Turin pour Rome, renonçant à des avantages financiers, avec pour seule motivation sa passion pour la recherche scientifique - et avec sa croyance en son propre avenir. Un avenir qui, pour lui, a un nom : Flavia. Il croit pouvoir construire une véritable relation avec cette femme, et agit avec l’espérance de celui qui pense récolter ce qu’il a semé. Jusqu’au point où, réalisant le peu d’empressement et l’indifférence de Flavia, son rêve romantique demeure. Car si Flavia n’est plus l’objet de son rêve, celui-ci a été nourri, subrepticement, par la présence d’une jeune femme, Valeria.
Un rêve né de circonstances étranges ayant introduit Valeria dans la vie de Massimo…. Valeria s’est liée d’amitié avec la compagne de Massimo. Elles se rencontrent, elles discutent, permettant au spectateur de découvrir tout ce qu’elles ont en commun. Valeria, seule. Flavia, incurablement solitaire. Valeria amoureuse d’un homme qu’elle n’a pas. Flavia, toujours attachée à un homme qui n’est plus. Fatalement, l’amitié qui se développe entre les deux femmes est nourrie par le mensonge. Valeria doit cacher sa véritable identité, taire sa mystérieuse finalité - celle de rester une simple spectatrice, une ombre fidèle du couple idéal que forment Massimo et Flavia.
L’histoire est tissée de faits anodins, tandis que le destin entremêle les vies solitaires de trois personnages et les entraîne dans une relation fausse. Les deux premières scènes du prologue dessinent des coïncidences étranges, montrant une série de croisements furtifs, éphémères, et qui, pourtant, laissent une trace dans le cœur de Massimo. En tous cas, les incertitudes existentielles de Valeria sont si puissantes qu’elles influencent ses décisions, même les plus risquées. Et les espérances de Massimo quant à sa relation avec Flavia sont aussi fortes que sa résistance à elle de les voir se réaliser. Ainsi, les trois personnages principaux du film ne font plus qu’un avec l’histoire qu’ils racontent. Une histoire pleine d’émotions qui, paradoxalement, les ramènera à leur vrai « moi » - et à leurs destins, solitaires. Massimo se découvrira seul, une fois de plus, obligé de reconstruire sa vie sentimentale. Flavia se retirera dans sa maison avec son livre sur son défunt mari, qu’elle ne finira jamais. Et Valeria, la spectatrice, s’en ira, emportant avec elle, peut-être, un peu de son éducation sentimentale… "