Le fataliste

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Réalisation : JOAO BOTELHO
Image : EDMUNDO DIAZ
Son : PEDRO MELO
Lumière : JOSE MANUEL RODRIGUES
Cadre : CARLOS SANTO
Costumes : ISABEL BRANCO
Décor :  CATARINA AMARO
Maquillage : ARACELLI FUENTE
Assistants à la réalisation : JOAO PINHAO et
JOSE MARIA VAZ DA SILVA
Montage : RENATA SANCHO
Montage : Son MIGUEL MARTINS
Mixage : BRANKO NESKOV
Effets sonores : RUTH SULLIVAN
Produit par : PAULO BRANCO
Une production : MADRAGOA FILMES

 

Joao Botelho

Né en 1949 à Lamego, Portugal

1980 Conversation achevée
1985 Un adieu portugais
1988 Les temps difficiles -  Mostra de Venise, en Compétition
1992 Le jour de mon anniversaire
1993 Ici, sur la terre - Mostra de Venise, en Compétition
1994 Les trois palmiers
1998 Trafico - Mostra de Venise, en Compétition
1999 Si la mémoire existe - Mostra de Venise
2001 Qui es-tu - Mostra de Venise, en Compétition
2002 Des mains et des pierres
2003 La femme qui croyait être présidente des Etats-Unis
2005 La lumière de Ria Formosa
2005 Le fataliste - Mostra de Venise, en Compétition
Films du même auteur valorisés par le Gncr: 

Réalisateur

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2011 FILM
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2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM

Le fataliste

Joao Botelho
Distribution :: 
Date de sortie :: 
05/04/2006
PORTUGAL. 2005. 1h43. 35mm. 1,85.Couleur. Dolby SRD.
"Tout ce qui, dans la vie, nous arrive de bien ou de mal ici bas est écrit là-haut."
C’est la phrase préférée de Tiago, chauffeur, pour justifier ses agissements étonnants lorsqu’il conduit son patron à travers un Portugal étrange. Tiago raconte à son patron la délirante et interminable histoire de sa vie amoureuse. Une narration multiple mélangeant des histoires de sexe, de pouvoir et de lutte des classes.
NOTE D'INTENTION DE JOAO BOTELHO
Comme nous serions plus heureux si nous lisions les oeuvres classiques. Qu’il est merveilleux de travailler sur un texte comme celui-ci à une époque où penser est devenu un crime. A une époque où les puissants essaient de ternir la dignité humaine, où ils mettent en avant le conflit des civilisations, la guerre des religions glauque et sinistre.
L’objectif : évoquer la seule chose qui trouble le monde : la lutte des classes. Quand il a adapté la pièce de Diderot pour tourner le sublime film "Les dames du bois de Boulogne", Bresson a déclaré que le texte était à la fois puissant et magnifique mais aussi hermétique et équivoque. En gardant tout cela à l’esprit, j’ai mené un combat impitoyable pour dérober d’autres parties du roman et faire mon propre film où pourraient y coexister l’âme, le cœur, le cerveau et la chair. Tout cela, par amour des spectateurs, des êtres humains tout comme moi. En écrivant son roman (1771-73), Diderot anticipait la Révolution française et le fait que les hommes naissent libres et égaux en droit.
Dans son roman, étaient déjà sous-jacentes toutes les révolutions qui allaient éclater dans le monde, et celles qui éclatent encore aujourd’hui. "Jacques le fataliste" est un tourbillon hallucinant, avec une écriture et une structure si puissantes, si radicales qu’elles nous laissent avec ce sentiment euphorique que tout est possible. Il contient cette passion furieuse, et chacun peut même en ressentir concrètement le sentiment (ce qui fascinait déjà Brecht et Eisenstein), l’affirmation de la vie ou la croyance que nos choix personnels sont prédestinés, une joie et un émerveillement comme si nous étions à la fois en train de saisir et de laisser filer la perfection.
Et la métonymie dépasse la métaphore, comme ce devrait toujours être le cas au cinéma. Un de mes amis, écrivain, Cabral Martins, a écrit un jour : « Jacques le Fataliste est une théologie sans dieu, une philosophie sans vérité ». Et il avait raison. Ce qui est écrit là haut se déroule ici bas. Mais ce qui est bas est haut, ce qui est dehors est dedans et vice versa. Le bien apporte le mal, le mal entraîne le bien et ainsi de suite sans fin, indéfiniment, aujourd’hui, hier, demain. Et c’est ainsi que cela devrait se passer. Les voyages sont le cinéma.