Les femmes de mes amis

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Réalisateur : HONG Sangsoo
Produit par : JEONWONSA
Production : JEONWONSA (HONG Sangsoo)
Directeurs de production : HONGLE Yeon-jeong, KIM Kyoung-hee
Scénario : HONG Sangsoo
Image : KIM Hoon-kwang
Lumière : YI Yui-heang
Montage : HAHM Sung-won
Musique : JEONG Yong-jin
Enregistrement son : SONG Yea-jin
Son : KIM Mir

Réalisateur

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Les femmes de mes amis

Distribution :: 
Date de sortie :: 
05/05/2010
Corée – 2009 – 2h06 – couleur – 1.85 – Dolby SRD
Encore méconnu, pas assez riche, et désespérant d'y changer quoique ce soit à l'âge de quarante ans, Ku Kyung-nam ne peut plus échapper à l'étiquette de "réalisateur art et essai". Lorsque le Festival de Jecheon le sollicite pour être membre de son jury, il accepte avec une idée derrière la tête : peut-être y fera-t-il des rencontres ? Mais il s'endort tous les jours devant des films inintéressants, et passe ses nuits à boire en compagnie de festivalier(e)s aussi ennuyé(e)s que lui. Il pense pourtant avoir trouvé l'âme soeur, mais ce n'est qu'un rêve qui tournera à l'humiliation. Douze jours plus tard, Ku Kyung-nam se rend sur l'île de Jeju pour donner une conférence, à la demande de son ancienne école de cinéma. Devant quelques étudiants, il raconte sa carrière, mais plus il s'anime, plus son auditoire semble indifférent. Le directeur l'entraîne ensuite au restaurant, où leur ancien professeur, devenu un peintre renommé, les rejoint. Le vieil artiste s'est remarié, et sa jeune épouse n'est autre que l'amour de jeunesse de Ku Kyung-nam, qui lui écrit bientôt : "J'aimerais savoir si nous pourrions être plus qu'amis." Ku Kyung-nam décide de vérifier la chose… Tout le monde s'accorde à dire que c'est un été à la chaleur meurtrière.
Qu'est-ce qui nous touche tant dans un film de HONG Sangsoo ?
Des situations ordinaires qui basculent vers l'absurde, une vie qui hésite entre le risible et le pathétique, un personnage moyen, comme vous et moi, qui s'aperçoit soudain qu'il marche sur un fil audessus du gouffre. C'est ce regard à la douce amertume que porte le cinéaste coréen sur l'existence de Mr Ku, le héros de son nouveau film, Les Femmes de mes amis, un personnage qui a bien des ressemblances avec Mr Hong. Il est cinéaste ; il se trouve bombardé membre d'un jury de Festival "art et essai" ; puis invité à faire une conférence sur son oeuvre alors qu'il se demande encore si filmer des histoires est légitime. Même s'il s'endort en visionnant la plupart des films, Ku Kyung-nam aime discuter — du  cinéma, de la vie, des femmes. Cela lui permet de faire des rencontres, ami(e)s de circonstance ou vieilles connaissances, et de boire. De préférence toute la nuit. Au fil de ces beuveries, flottant un peu hébété dans cet état d'ébriété propice à la confession et au récit, tout advient : l'espoir, la séduction, l'échec, la déprime, pour finir au matin par les lâchetés habituelles, les petits arrangements de l'existence, mais aussi, parfois, quelques douceurs plus confortables. Car il faut bien retrouver son lit et les draps, pas même froissés le plus souvent.
Dans les délicates passerelles qui se construisent alors, entre les personnages, entre les histoires, entre les paysages, circulent une émotion qui n'a rien de frelatée. Elle passe par le rire, cet art de l'absurde et du contre-pied que maîtrise parfaitement Hong Sangsoo — virtuosité invisible, en général. L'émotion accompagne également tous ces éclats de vie qui fusent, comme si, en vidant les bouteilles, le film parvenait à dresser la carte des sentiments contradictoires de son héros, traversant des états successivement chauds et froids, même brûlants ou glaciaux, des retrouvailles avec l'âme soeur tant désirée à l'humiliation la plus infâmante.
A chaque reprise, l'art de Hong Sangsoo consiste à rendre proches, même intimes, ces impressions tout en conservant son auto-ironie. Tout est juste dans cette déréliction ordinaire, jusqu'au moindre détail — par exemple cette volonté obsessionnelle, quasi masochiste, de chercher l'amour là où ses amis l'ont déjà trouvé, et ne comptent pas le lâcher de sitôt… L'élégante distance avec laquelle le cinéaste filme ces mésaventures procure cependant un plaisir qui a peu d'équivalent dans le cinéma d'aujourd'hui.


AVERTISSEMENT DU REALISATEUR
« Un homme du nom de KU Kyung-nam se rend dans la ville de Jecheon en temps que membre du Jury d’un Festival. Deux semaines plus tard, il se rend sur L’île de Jeju pour y donner une conférence. A Jecheon il rencontre un ami qu’il n’a pas vu depuis un certain temps et passe une nuit chez lui à boire. Son ami lui explique revivre depuis qu’il a trouvé l’âme soeur. A Jeju, il retrouve son professeur d’université, devenu un peintre renommé. Ils passent une nuit à boire avant d’aller déjeuner le lendemain chez lui. Cet aîné s’est remarié deux ans auparavant avec une femme qui avait autrefois refusé la proposition de mariage de KU Kyung-nam. Il explique lui aussi mener une nouvelle vie avec cette femme.
En plein été, KU Kyung-nam se voit entraîné dans deux incidents similaires à Jecheon et à Jeju. Pourtant, il existe des points divergents si l’on y regarde de plus près. »
HONG