Parc

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Scénario : Arnaud des Pallières, D’après le roman "Bullet Park" de John Cheever
Réalisation : Arnaud des Pallières
Image : Jeanne Lapoirie
Son : Jean-Pierre Duret - Olivier Mauvezin
Musique originale : Martin Wheeler
Production : Les films d'ici
Montage : Arnaud des Pallières
Mixage : Jean-Pierre Laforce
Production déléguée : Serge Lalou
Une coproduction : Les Films d'Ici, France 3 Cinéma , Rhône Alpes Cinéma
Avec la participation de : Canal Plus Cinécinéma Région Rhône-Alpes Région Provence Alpes Côte d'Azur Centre National de la Cinématographie des SOFICA : COFINOVA 3 & SOFICINEMA 2 et de Films Distribution, Editions Montparnasse, Développé avec le soutien de : la PROCIREP - ANGOA AGICOA, MEDIA, Programme de l’Union Européenne
 

Arnaud Des Pallières

Né en 1961 à Paris, où il a effectué de brèves études de littérature.
Au théâtre, il joue quelques rôles et met en scène deux spectacles. Étudiant en cinéma, il invite Gilles Deleuze à venir prononcer une conférence et filme : Gilles Deleuze : Qu’est ce que l’acte de Création ? (1988).
Il réalise plusieurs courts métrages dont : La Mémoire d’un Ange (1989), Avant Après (1993), Les Choses Rouges (1994).
Il tourne un premier long métrage de cinéma : Drancy Avenir (1996), enquête historique, poétique et philosophique sur les traces de l’extermination des Juifs dans Paris et sa banlieue aujourd’hui. Suivent deux moyens métrages pour la télévision : Is Dead (Portrait Incomplet de Gertrude Stein) (1999) libre “autoportrait” de Gertrude Stein à la manière d’elle-même, à partir de ses textes autobiographiques. DISNEYLAND, mon vieux pays natal (2001) voyage au pays de Mickey et remontée sous forme de cauchemar dans les sombres temps de l’enfance. Son second long métrage : Adieu (2004)  croise plusieurs histoires, dressant le portrait douloureux d’une France inhospitalière, indifférente au sort des immigrés clandestins renvoyés dans leurs pays d’origine.
Parc, adapté d’un roman de John Cheever, est son troisième long métrage, il réalise en 2010 Diane Wellington et en 2011 Poussières d’Amérique qui raconte une histoire subjective de l’Amérique, avec l'aide d'images d’archives privées, de textes romanesques, et de musiques. Michael Kohlhaas, son dernier projet (2013)  est une adaptation de la nouvelle du même nom de Heinrich von Kleist, le film a été présenté en Compétition Officielle au Festival de Cannes 2013
Arnaud des Pallières est scénariste et monteur des films qu’il réalise.
Films du même auteur valorisés par le Gncr: 

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM

Parc

Arnaud Des Pallières
Distribution :: 
Date de sortie :: 
14/01/2009
France / 2008 / 1h 49 / couleur / 35 mm / 1.1:85 / Dolby SRD
Georges Clou habite au Parc, luxueuse ville privée de la Côte d’Azur. Il aime sa femme, son fils, sa maison et son chien. Va au bureau le matin, à l’église le dimanche, indifférent à l’agitation sociale qui secoue le pays. Riche, solitaire, Paul Marteau traîne une existence mélancolique et désoeuvrée. Déchiré entre la sévérité du jugement qu’il porte sur le monde et son désir d’y appartenir, Marteau s’installe au Parc. Clou y voit l’occasion d’une sincère amitié. Marteau y trouve une nouvelle raison de vivre : détruire l’idéal de bonheur de l’homme occidental incarné par la famille Clou.
ENTRETIEN AVEC ARNAUD DES PALLIERES
En quoi PARC, adapté d’un roman des années 60, représente-t-il les conflits
de notre société moderne ?

Le film raconte des choses aussi modernes qu’anciennes : les riches ont peur des pauvres et s’en protègent comme ils peuvent, un père a peur du jugement de son fils et manque de le tuer, l’argent fait le malheur de ceux qui n’en ont pas mais aussi de ceux qui en ont, l’amour entre époux est un labeur de tous les jours, etc.

Clou et Marteau sont-ils les deux faces opposées d’une même humanité ?
J’ai travaillé avec Jean-Marc Barr à humaniser son personnage de “méchant”. Cherché avec Sergi Lopez à relativiser son personnage de bon père de famille. Dans le film maintenant, chaque personnage a sa chance. Aucun ne vaut vraiment mieux que l’autre. Clou et Marteau représentent, à égalité, quelque chose en quoi chacun de nous peut se reconnaître. L’image n’est pas très flatteuse mais elle a le mérite d’être nuancée.

Comment définiriez-vous votre film ? Un thriller psychologique ?
J’ai fait PARC en pensant qu’il débuterait comme une comédie et glisserait, via le fantastique, vers le film noir. Le genre de ce film est instable, un peu comme les rêves. On m’a dit que PARC fonctionnait comme un cauchemar, parce qu’on ne comprend la raison de l’ensemble qu’à la toute fin. Et encore, comprendre… c’est beaucoup dire.

Vous mettez en scène un conflit humain dans un lieu qui se veut exempt de conflits sociaux. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’on a beau se protéger, avec toutes les barrières du monde, de ce qui vient du dehors et qui nous fait peur (les autres, les pauvres, les étrangers…), on finit toujours par apprendre que la seule chose dont on devrait - mais dont on ne peut - se protéger, c’est de notre propre solitude, de notre propre désespoir et de notre propre tristesse. Comme dans le film Alien. Le vrai danger, le véritable ennemi, provient toujours de l’intérieur…

À PROPOS DE JOHN CHEEVER
John Cheever, écrivain américain mort en 1982, est peu connu en France. Né en 1912, il fut reconnu dès les années 30 comme un maître de la nouvelle américaine. Raymond Carver trouve en lui un modèle et devient son ami. Aujourd’hui, Cheever supporte largement la comparaison avec Carver mais son écriture est plus exubérante. Cheever est un écrivain de nouvelles et “Bullet Park” est l’un de ses rares romans. Étrange roman : nombreux monologues intérieurs des différents personnages, multiples digressions emboîtées les unes dans les autres telles des poupées russes, fréquents sauts dans le temps (passé, présent, futur s’y croisent sans cesse), multiplicité des récits… Cheever déploie toutes les figures dont dispose la littérature moderne, faisant de son roman une sorte d’éblouissant désordre, secrètement et savamment composé. À part une nouvelle (“Le Nageur”) dont a été tiré un film avec Burt Lancaster, John Cheever, réputé pourtant aux États-Unis comme un grand inventeur d’histoires, n’a jamais été adapté au cinéma. Ni par les Américains, ni par d’autres. Pourquoi? Peut- être simplement à cause des audaces littéraires citées plus haut, audaces que le cinéma de l’époque n’osait pas encore faire siennes ? Mais on raconte aujourd’hui plus facilement plusieurs histoires dans un même film, on mêle plus volontiers plusieurs époques et on accepte sans doute mieux l’intrusion d’une voix off à l’intérieur de scènes de comédies. Cheever n’attend, j’en suis convaincu, que d’être (re)découvert. Je serais heureux que mon film donne envie de le lire…

À PROPOS DE SERGI LOPEZ
J’avais écrit cette lettre à Sergi Lopez pour lui demander de jouer Clou : “Cher Monsieur, il est difficile de rendre compte de l’intuition au nom de laquelle on est
convaincu qu’un acteur est “la“ chance d’incarnation d’un personnage. Georges Clou est un père aimant, un mari amoureux,un homme simple dont on pourrait dire qu’il est fait pour le bonheur s’il n’y avait cette crise qu’il traverse et que le film raconte. Les gens heureux n’ont pas d’histoire… il faut donc un acteur particulièrement gracieux pour l’interpréter. Un qui ne passe pas en force, qui prend le temps des’attarder aux menus détails dont un personnage est fait. Je crois que vous avez cette qualité précieuse et j’aimerais que vous acceptiez d’en faire profiter mon film.”
Je n’ai finalement jamais envoyé cette lettre car Sergi et moi avons fini par nous rencontrer autrement. Mais elle exprime toujours l’essentiel des raisons de mon choix

À PROPOS DE JEAN-MARC BARR
Jean-Marc Barr est devenu en un jour, en un film, mondialement célèbre. Il semble être resté depuis ce jeune homme riche et solitaire qu’incarnait aux yeux du public l’acteur du Grand Bleu. Physiquement, il est étonnant de constater à quel point il a peu changé. Tout juste le visage a-t-il gagné en gravité. Mais c’est la même innocence, la même absence de psychologie, la même beauté immédiate. Acteur physique, sensuel, pourvu d’un discret accent américain, Jean-Marc portait pour moi déjà en lui cet homme trop riche, trop beau, ce solitaire à l’identité hésitante, désireux d’intégrer la petite communauté du Parc, qu’un effondrement dépressif pousse un jour à commettre un acte catastrophique.

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Martin WHEELER(COMPOSITEUR)
Né à Londres en 1956. Enfance en Angleterre. Adolescence en Australie. Joue de la guitare dans divers groupes rock. S’initie à la musique synthétique avec les premiers systèmes modulaires analogiques et le travail sur bandes magnétiques. Années 70 à Londres : musique improvisée, bruitiste, avec guitares préparées, en marge du milieu de la musique improvisée et de la scène post-punk.
Années 80 à New York : joue avec des musiciens de free jazz, hip-hop, rock, reggae, no wave. S’intéresse à l’informatique musicale. Enregistre avec les premiers séquenceurs et samplers dans divers studios new-yorkais et en joue, live, avec plusieurs groupes (dont Pleasure).
Vit et travaille à Paris depuis les années 90. Compositeur, designer sonore, il se consacre principalement à la bande son de films de cinéma. Son approche sculpturelle, à l’aide d’outils informatiques qu’il a développé, privilégie un travail de la matière sonore en temps réel. Il signe, entre autres, la musique originale des films de : Hélène Angel (Peau d’homme coeur de bête), Solveig Anspach (Haut les coeurs, Back Soon), Christophe Blanc (Une femme d’extérieur), Robin Campillo (Les Revenants), Claire Simon (Ça brûle).
Après DISNEYLAND, mon vieux pays natal et ADIEU, PARC est sa troisième collaboration avec Arnaud des Pallières.