Rivers and tides

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Réalisation, Photo : Thomas Riedelsheimer
Montage : Thomas Riedelsheimer
Assistant Caméra : Dieter Sturmer
Son : Jane Porter, Colin Hood, Brian Howell, Pepe Kristl, Thomas Schwarz
Musique : Fred Frith
Production : Trevor Davis, Leslie Hills
 

Thomas Riedelsheimer

2004 : Touch the Sound
2001 : Rivers and Tides
1997 : Lhasa
1992 : Bildschirmherrschaft

Réalisateur

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Informations complémentaires: 

Rivers and tides

Thomas Riedelsheimer
Distribution :: 
Date de sortie :: 
27/04/2005
Allemagne. 2004. 1h30. 35 mm. 1,66. Couleur. Dolby SR

Un documentaire sur l'artiste sculpteur Andy Goldsworthy, qui consacre son oeuvre depuis 25 ans à travailler dans la nature où il puise ses matériaux.

Rivers and Tides « Comprendre la pierre »

En consacrant son documentaire au travail de l’artiste de paysage Andy Goldworthy, Thomas Riedelsheimer joue avec l’écoulement du temps. Il invite à observer l’œuvre, de sa laborieuse élaboration à son inexorable et naturelle dégradation. Le documentariste accompagne l’artiste dans les panoramas gigantesques du Canada et des Etats-Unis, et sur les terres domestiquées d’Ecosse. Andy Goldworthy lui confie que c’est sur le site même où s’élèveront les sculptures qu’il découvre ses modèles et ses motifs : les courbes sinueuses d’une rivière, la rondeur parfaite d’un trou, la forme pleine d’une graine. Les matériaux bruts, il les travaille à mains nues, les doigts en sang ou raidis par le froid. Caresser, déchirer, frapper, couper, mordre… le besoin de créer appelle un rapport physique et charnel à la matière. Il lui faut toucher pour « comprendre la pierre », dit-il. Le documentariste imite le sculpteur dans son attention sensuelle portée aux éléments. Paisible et méditative, sa caméra se fait caressante et fluide. Elle glisse, flotte, s’élève et se pose, portée par l’énergie des lieux, hypnotisée par cette obsession des formes. Elle capte en silence les variations de lumière qui refaçonnent les constructions. Sur une plage déserte, en assemblant méticuleusement des pierres pour l’érection d’un mégalithe, Andy Goldworthy avoue prendre plaisir à tester les limites de l’équilibre et à pousser ses créations au bord de l’effondrement. Défi aux forces telluriques, sa sculpture est aussi une offrande animiste, un vœu d’humilité que la marée accepte en l’engloutissant lentement. Au petit matin, en se retirant, l’océan restitue le mégalithe miraculeusement intact. « Il a séjourné dans un autre monde », s’émerveille Andy Goldworthy, pour qui le travail créatif de l’artiste a vocation à se fondre dans le rythme des flux et des reflux des eaux, de la terre et du vent, la montée des marées et le dégel des rivières. »

Laetitia Mikles Positif (Extrait)