Une nuit

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Scénario : I KARIMI, KAMBOZIAR PARTOVI
Idée de : MAHMOUD AYDIN
Photographie : HOUSSEIN JAFARIAN
Montage : MASTANEH MOHAJER
Son : KARIM KASHANI
Effet sonore : MOHAMAD REZA DELPAK
Mixage : HOUSSEIN MAHDAVI
Musique : PEYMAN YAZDANIAN
Costumes : IRAJ RAMIN FAR
Maquillage : SODABEH KHOSRAVI




 

Niki Karimi

Niki Karimi est née à Téhéran (Iran) en novembre 1971. Après son bac, elle débute une carrière de comédienne et joue dans un film de long métrage : La tentation (1989). Depuis elle a joué dans une vingtaine de films : La mariée (1990), Deux femmes (1998) et a tourné notamment dans des films de Dariush Mehrjui : Sara et Pari. Elle est devenue une star du cinéma contemporain iranien et a remporté le prix de meilleure actrice au Festival de San Sebastian (en 1992 pour Sara), au Festival de Taormina (en 1991 pour Deux femmes) et au Festival des 3 Continents à Nantes en 1993 pour le même film, ainsi qu'au Festival de Cairo en 2001 pour La moitié cachée, et a été plusieurs fois récompensée au Festival de Fajr à Téhéran. Elle a été membre du jury aux Festivals de Thessaloniki et de Rennes. Elle a réalisé un court métrage documentaire : Avoir et ne pas avoir. Une nuit (2004/2005) est son premier long métrage.

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM
Informations complémentaires: 

Une nuit

Niki Karimi
Distribution :: 
Date de sortie :: 
04/01/2006
IRAN. 2005. 1H30. Couleur. Mono
Une jeune employée de bureau habite seule avec sa mère dans un appartement exigu à Téhéran. Un soir, lorsqu'elle rentre du travail, sa mère lui demande si elle peut aller dormir ailleurs. Celle-ci erre toute la nuit dans la ville. Elle rencontre trois hommes, chacun avec une histoire différente.
ENTRETIEN AVEC NIKI KARIMI

Comme actrice, depuis longtemps vous étiez dirigée par différents réalisateurs, connus ou moins connus. D'où vient aujourd'hui le désir ou la nécessité de passer derrière la caméra ?

La meilleure explication est peut-être que je m'aperçois que mon visage est déjà suffisamment montré à l'écran. Le métier de comédienne ne me satisfait plus beaucoup. Souvent les scènes des films, dans lesquelles j'ai jouées, ne m'ont pas satisfaites. La manière dont certains réalisateurs m'ont dirigé m'a affligée. Et puis, je pense que j'ai des choses à dire et j'aimerais les exprimer par le moyen du cinéma, un cinéma que j'aime, qui décrit la réalité, qui s'approche des gens, au quotidien, sans tricher.
Vous avez fait une école de cinéma ?
Non. J'ai lu sur le cinéma, j'ai fait de la traduction, des photographies, j'ai écrit des scénarios et j'ai appris des choses sur les tournages.
Comment avez-vous trouvé des financements pour ce 1er long métrage ?
J'ai passé des mois à chercher un producteur. J'ai trouvé quelqu'un qui avait de l'argent mais il n'était pas dans le métier, puis M. Kosari, qui a une société de production, a pris les choses en main. Pour avoir une autorisation de tournage comme réalisatrice, on m'a créé beaucoup d'ennuis et beaucoup de problèmes se sont succédés. J'ai finalement tourné le film très discrètement et sans une vraie autorisation. Pendant une vingtaine de nuits, entre 20 heures et 6 heures du matin, on a tourné dans les rues de Téhéran et de sa banlieue, avec du matériel lourd 35 mm, grâce à une très bonne équipe, très coopérative et je les en remercie !
Alors c'est un film sauvage ? Cela ne vous a pas créé de problèmes ?
Quand le film a été prêt, nous l'avons proposé au Festival du film de Fajr à Téhéran en février 2005, mais ils l’ont refusé sans nous donner aucune explication.
Comment vous, actrice, avez-vous travaillé avec vos acteurs ?
J'ai donné la réplique à chaque comédien ou comédienne. Bien que l'actrice principale soit célèbre, je lui ai demandé d'oublier tout ce qu'elle avait appris professionnellement et d'être tout à fait naturelle, vierge. Pour ce personnage, je voulais qu'elle soit comme un témoin, pas comme un juge lorsqu'elle est face à trois hommes de milieux différents dans des situations différentes.
Votre film ressemble à un road-movie urbain, et aussi à un labyrinthe, et puis il se termine en banlieue, où l’on peut respirer un peu, où l’on peut se libérer...
C'est tout à fait juste. Je voulais laisser au loin la perspective de la ville, avec tous ses problèmes et tout son chaos. A la fin les deux personnages observent à distance une ville qui sort des ténèbres de la nuit et voit la naissance du jour. Le personnage principal a été transformé par une longue et étrange traversée de cette nuit inattendue. On dirait que mille et une histoires ont été dissimulées dans cette ville et nous en découvrons juste quelques-unes. Nous avons pris de la distance pour mieux apprécier la complication des situations tordues et difficiles qui existent entre les gens dans les villes. Les mensonges, la violence, le sexe bouillonnent sous la surface et chacun cherche un point d'accroche. La ville, au lieu d'être un refuge, se transforme en un endroit que l’on essaie de fuir.

Propos recueillis par Mamad Haghighat


LES CAHIERS DU CINEMA. MAI 2005
« La passagère agit comme un révélateur » par Jean-Michel Frodon

Niki Karimi est une star en Iran. Vedette d’un cinéma qui enferme les rôles féminins dans le carcan d’une censure tatillonne, elle a réussi à s’imposer comme une figure de la sensualité féminine au cours d’une carrière commencée en 1989 (La Tentation, de Jamshid Haidari) et qui compte plus de vingt films, dont les deux mises en scène de Dariush Merjui, Sara et Pari où elle tenait le rôle-titre et qui l’ont consacrée. Elle a également été l’interprète de prédilection de la réalisatrice Tahmineh Milani. Après avoir réalisé un documentaire sur l’infertilité (En avoir ou pas, 2001), elle signe avec Une Nuit, son premier long-métrage de fiction. On repèrera aisément l’influence du Goût de la cerise et de Ten de Kiarostami ainsi que du Cercle de Jafar Panahi dans la situation de départ et plusieurs aspects du scénario. Mais la manière dont elle filme cette traversée de la nuit téhéranaise par une jeune femme ne doit rien à personne. Élégance, liberté et précision de la mise en scène ouvrent le dispositif des voyages en voiture, aux côtés de conducteurs successifs, sur un rapport à l’imaginaire d’une fécondité sans limites.