XXY

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Réalisation et Scénario : Lucía Puenzo
Image : Natasha Braier
Son : Fernando Soldevila
Montage : Alex Zito & Hugo Primero
Musique : Andrés Goldstein & Daniel Tarrab
Producteurs : Luis Puenzo & Jose Maria Morales
Producteur associé : Fabienne Vonier
Producteurs exécutifs : Fernando Sirianni & Miguel Morales
Directeur de production : Gustavo Guido

D’après un conte de Sergio Bizzo

 

Lucia Puenzo

Lucía Puenzo est née en 1976 à Buenos Aires, en Argentine. Après avoir étudié la littérature, le cinéma et le théâtre, elle publie trois nouvelles « El Niño Pez » (2004), « 9 minutos » (2005) et « La maldición de Jacinta Pichimahuida » (2006). Son premier long métrage, XXY a été soutenue par la Ciné Fondation, le Fonds Sud, l’INCAA et l’ICAA. Elle a aussi réalisé et écrit des courts métrages, des documentaires et des séries télévisées.

2004 : Los Invisibles (court métrage - 30’)
2007 : XXY

Réalisateur

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XXY

Lucia Puenzo
Distribution :: 
Date de sortie :: 
26/12/2007
Argentine - Espagne - France - 2007 - durée : 1h31 - 35 mm - 1.85 - couleur - Dolby SR/Digital
Alex, une adolescente de 15 ans, porte un lourd secret. Peu après sa naissance, ses parents ont décidé de quitter Buenos Aires pour aller s’installer sur la côte uruguayenne, dans une maison en bois perdue dans les dunes. C’est là qu’un couple d’amis de Buenos Aires vient leur rendre visite, accompagnés d’Álvaro, leur fils de 16 ans. Le père, un spécialiste en chirurgie esthétique, a accepté l’invitation en raison de l’intérêt médical qu’il porte à Alex. Une attirance inéluctable naît entre les deux enfants qui va tous les obliger à affronter leurs peurs… Des rumeurs se répandent dans la ville. On commence à dévisager Alex comme si c’était un monstre. La fascination qu’elle exerce risque désormais de devenir dangereuse.
Note d'intention
Bien que beaucoup de gens l’ignorent, un certain nombre de bébés naissent avec ce qui s’appelle une “ambiguité génitale”. Existe-t-il quelque chose de pire que d’avoir peur de son propre corps? me demanda un enfant qui fut un jour “normalisé”. Il avait grandi avec les cicatrices de cette opération. Dans cette castration, la peur de l’ambiguité génitale devient une métaphore de toutes les amputations générées par la peur de la différence.



«XXY», l'amour a deux sexes
Il est bien connu que l'adolescence est un moment où la sexualité est censée choisir son camp. Quitte à en changer ultérieurement. Le dilemme devient plus complexe quand on porte en soi la possibilité des deux sexes. Et il peut devenir tragique si, dans le corps même, l'organisme, entre X et Y, ne sait plus où donner du chromosome. Dans la mythologie grecque, Hermaphrodite est l'enfant d'Hermès et d'Aphrodite, il est doublement sexué et a hérité de ses parents leur beauté. Après son union avec la nymphe Salmacis, Hermaphrodite et son épouse ne forment plus qu'un seul être à la fois mâle et femelle.
Quand on descend de l'Olympe pour atterrir dans un petit port de la côte uruguayenne aujourd'hui, l'avenir semble moins divin. Elle s'appelle Alex, elle a 15 ans, elle vit avec ses parents dans une maison au bord de la mer. Son père est biologiste spécialisé dans les espèces marines et notamment les tortues. Sa mère est femme au foyer. Ils reçoivent un couple d'amis argentins venus avec leur jeune fils, Alvaro. Alex est plus que jolie, Alvaro est mignon. Il devrait arriver ce qui arrive l'été, dans les dunes, à la tombée de la nuit. Sauf que chaque plan du film glisse un caillou dans la chaussure d'un scénario fatal. Quelques photos d'Alex petite, des poupées étrangement mutilées dans sa chambre, des drôles de dessins d'elle-même, son armoire à pharmacie bourrée de flacons de médicaments sans étiquette. Le pot aux roses n'en est pas un, le sensationnel n'étant pas le genre de ce film ascète. Alex est une jolie fille ; Alex, un beau garçon. «Il a les deux» , comme disent les garçons du patelin qui n'épargnent pas à Alex l'éprouvante scène, pire qu'un viol, où ils la forcent à baisser son short, «pour voir» . Ce qui n'empêche pas Alvaro, loin s'en faut, de tomber amoureux d'Alex. Bien des tourments vont s'ensuivre.
Ce récit impressionnant de pudeur et de dignité, pose bien des questions à nos règles de vie et, partant, à l'ordre moral. Ainsi de ce dialogue entre Alvaro et son père «libéral» : «Alors comme ça, tu aimes Alex ? Ça me rassure, je croyais que tu étais pédé.»
Gérard LEFORT, Libération, mai 2007