City Hall

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RÉALISATION | PRODUCTION | MONTAGE | SON | Frederick Wiseman
IMAGE | John Davey
ASSISTANT IMAGE | James Bishop
MONTAGE SON | DIT | Christina Hunt
PRODUCTRICE | Karen Konicek
MIXAGE | Emmanuel Croset
ÉTALONNAGE | Gilles Granier
SOUS-TITRAGE | Marie-Pierre Duhamel Muller
SPONSOR | Utah Film Center
CITY HALL est produit par Puritan Films, LLC en association avec le Public Broadcasting Service, l’Independent Television Service (ITVS) ainsi que la WGBH et la Corporation for Public Broadcasting. La productrice exécutive d’ITVS est Sally Jo Fifer.
Le financement du film a été rendu possible grâce au soutien de la Corporation for Public Broadcasting, le Public Broadcasting Service, la JustFilms/Ford Foundation, l’Independent Television Service, le Sundance Film Institute, la Pershing Square Foundation, LEF, et la Richard and Peggy Greenfield Foundation.

 

Frederick Wiseman

Frederick Wiseman est un cinéaste américain né le 1er janvier 1930 à Boston, Massachusetts. Documentariste, il s'est principalement appliqué à dresser un portrait des grandes institutions nord américaines.
Après avoir fait des études de droit à l’université de Yale, il commence à enseigner sa discipline sans grande conviction. En 1964, sa vie prend un virage suite à sa décision de produire la réalisatrice Shirley Clarke, qui a décidé de réaliser The Cool World adapté d'un roman de Warren Miller. Cette expérience ayant été révélatrice pour lui, il décide de consacrer sa vie à réaliser, produire et monter ses propres films. Trois ans après sort dans les salles son premier documentaire : Titicut Folies qui jette un regard d'une acuité terrible sur un hôpital pour aliénés criminels.
Dès son premier documentaire, il se démarque clairement de ses contemporains. Ses films, que l’on peut rapprocher de l’essai littéraire, ne comportent aucune interview, aucune musique, aucun commentaire, ni ordre chronologique. Ils présentent des segments thématiques qui se répondent et se lient  par contraste et comparaison. Wiseman fournit une vision brute et laisse au spectateur le soin de se créer son propre avis. Il choisit pour tous ses tournages de prendre lui-même le son et dirige son cameraman en communiquant par des signes convenus.
Après son premier film Titicut Folies, il réalise et produit, au rythme de un par an,  une série de documentaires aux titres évocateurs dans lesquels il poursuit son étude des règles du “vivre ensemble“ tel qu’il est agi dans les grandes institutions dont s’est dotée la société américaine : High School (Collège) et Law and Order (Le commissariat de police) en 1969, Hospital en 1970, Juvenile Court (Tribunal pour mineurs) en 1973, et Welfare (Aide sociale) en 1975. Durant cette période, il réalise deux documentaires sur les rapports avec le monde animal : Primate en 1974 et Meat en 1976, respectivement sur l'expérimentation scientifique animale et l'élevage de masse des bœufs destinés à l’abattoir et la consommation. Ces deux films, particulièrement impressionnants, mettent en relief l’interrogation qui traverse l’ensemble de son œuvre : le phénomène institutionnel et ses rapports complexes avec le théâtre de la vie.
Il se lance ensuite dans l'observation des modèles de la société de consommation avec Model en 1980 puis The Store en 1983. Comme dans chacun de ses précédents films, il prend le temps d’écouter et de regarder en privilégiant les longs plans séquences. Acuité de l’observation, humour féroce et compassion caractérisent ses plongées dans l’agence de mannequins et le grand magasin  Neiman Marcus, temples de la modernité occidentale. Il s'immisce en 1995, dans les coulisses du théâtre et réalise La Comédie-Française ou l'amour joué. Il aborde de nouveaux les thèmes sociaux avec Public housing (1997), analyse des logements sociaux dans un ghetto noir de Chicago, Belfast, Maine (1999), véritable radiographie du quotidien d’une ville côtière de la Nouvelle Angleterre. Domestic violence  (2001-2003), filmé à Tampa, en Floride montre le travail du principal centre d'accueil offrant un abri aux femmes et enfants victimes de violences physiques. Dans State legislature (2006), ode à la démocratie représentative et au travail législatif, Wiseman suit les travaux des deux chambres du Parlement de l'Idaho. En 2002, il réalise une œuvre de fiction: La Dernière Lettre, poignant monologue résumant les derniers jours d'une mère juive dans un ghetto en Ukraine, qu’il avait mis en scène au théâtre en 1988. Passionné de théâtre, il met en scène plusieurs pièces jusqu’à « Oh les beaux jours » de Samuel Beckett à La Comédie Française, en 2006.
Les films de Frederick Wiseman ont été sélectionnés et récompensés dans de très nombreux festivals à travers le monde, aux premiers rangs desquels Cannes, Venise et Berlin. L’ensemble de son œuvre a été récompensé à plusieurs reprises. Il est membre d'honneur de l'Académie Américaine des Arts et des Lettres.

FILMOGRAPHIE
967 TITICUT FOLLIES
1968 HIGH SCHOOL
1969 LAW AND ORDER
HOSPITAL
1971 BASIC TRAINING
1972 ESSENE
1973 JUVENILE COURT
1974 PRIMATE
1975 WELFARE
1976 MEAT
1977 CANAL ZONE
1978 SINAI FIELD MISSION
1979 MANOEUVRE
1980 MODEL
1982 SERAPHITA'S DIARY
1983 THE STORE
1985 RACETRACK
1986 DEAF - BLIND - ADJUSTMENT & WORK MULTI-HANDICAPPED
1987 MISSILE
1989 NEAR DEATH - CENTRAL PARK 1991 ASPEN
1993 ZOO
1994 HIGH SCHOOL II
1995 BALLET
1996 LA COMÉDIE FRANÇAISE
1997 PUBLIC HOUSING
1999 BELFAST, MAINE
2001 DOMESTIC VIOLENCE
2002 DOMESTIC VIOLENCE 2 - LA DERNIÈRE LETTRE
2004 THE GARDEN
2006 STATE LEGISLATURE
2009 LA DANSE, LE BALLET DE L’OPERA DE PARIS
2010 BOXING GYM
2011 CRAZY HORSE
2013 AT BERKELEY
2014 NATIONAL GALLERY
2015 IN JACKSON HEIGHTS
2017 EX LIBRIS - THE NEW YORK PUBLIC LIBRARY
2018 MONROVIA, INDIANA
2020 CITY HALL

City Hall

Frederick Wiseman
Distribution :: 
Date de sortie :: 
21/10/2020
2020 | États-Unis | 275 min. | DCP |

Frederick Wiseman investit la municipalité de Boston, où le Maire démocrate Martin Walsh et ses équipes travaillent dans un esprit participatif et collaboratif avec les citoyens, à la mise en place d'une politique ambitieuse en matière de justice sociale, d'accès au logement, de lutte contre l’exclusion et d'action pour le climat.

 

FREDERICK WISEMAN À PROPOS DE CITY HALL

 J'ai réalisé City Hall afin de montrer en quoi un gouvernement est nécessaire à la réussite d'un mieux vivre ensemble.

City Hall met en lumière une administration municipale offrant une grande variété de services importants et nécessaires à une grande ville américaine, dont la population illustre l'histoire et la diversité de l'Amérique.

Le gouvernement de la ville de Boston est le contraire de ce que représente Trump. Cette municipalité conçoit et s'efforce d'offrir ces services d'une manière conforme à la Constitution et aux normes démocratiques.

 


 

UN ART CIVIQUE - À PROPOS DE « CITY HALL »

Antoine Guillot, Journaliste et critique de cinema, producteur de l'emission Plan Large sur France Culture

 

Succédant immédiatement, dans lample filmographie de Frederick Wiseman, à Monrovia, Indiana (sa population très majoritairement blanche, ses églises et ses armuriers, et son conseil municipal soucieux de ne pas trop ouvrir la petite ville à des éléments étrangers), City Hall est très certainement le film le plus explicitement politique du documentariste, une véritable profession de foi en lArique et sa démocratie telle que la définissait Abraham Lincoln dans son discours de Gettysburg : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », un contrepoint au cauchemar quest lentreprise trumpienne de démolition de ses institutions, et une proposition, en filmant ce quest concrètement une politique vertueuse de service public et d’inclusion, dun contre-modèle : « Je sais que Boston ne résoudra pas les problème des États-Unis , nuance le maire au milieu du film. Mais il suffit dune ville. »

 

Et ce nest sans doute pas innocent que Frederick Wiseman, l’homme qui, avec King Vidor, a le plus filmé lAmérique dans sa diversité territoriale, retourne pour cela à sa ville de naissance, celle qui a vu grandir le fils d’immigrés juifs dEurope de lEst qu’il était, et qui y a vécu dès son plus jeune âge ce quétait la discrimination. Cest en effet la première fois, à lexception de Near Death en 1989 (mais de la ville, on ne voyait que lunité de soins intensifs du Beth Israel Hospital), qu’il tourne à Boston, et on sent le bonheur communicatif qu’il a, dans les magnifiques plans extrêmement graphiques qui font office de respirations entre deux séquences, à filmer sa ville dans sa diversité architecturale : des grands buildings de verre aux petites maisons de bois, en passant par les typiques bâtiments de brique rouge. De même, cest presque le petit garçon quon voit percer chez le nonagénaire dans sa fascination manifeste pour les travaux publics, compactage des ordures, broyage des branches élaguées, marquage de la voie publique ou camions de pompier aux couleurs étincelantes et à la grande échelle spectaculaire.

 

City Hall appartient dautre part, comme Canal Zone, Belfast, Maine, ou plus récemment In Jackson Heights et donc Monrovia, Indiana, à ces films territoriaux, qui résument et rassemblent presque tous les éléments de la vie institutionnelle que Wiseman a explorés et approfondis depuis plus de 50 ans. On sy préoccupe donc, comme dans Public Housing, de loger les plus précaires ; on y briefe les policiers dans un commissariat à la Law and Order ; un vétéran du Vietnam aurait pu faire ses classes dans le camp dentraînement de Basic Training ; les infirmières qui manifestent pour de meilleurs conditions de soins sortent tout droit de Hospital ; on gocie en conseil des

écoles laugmentation du nombre délèves que peut accueillir un lycée du type de celui de High School II ; le sort des sans-abris renvoie à Welfare, celui des femmes battues à Domestic Violence. On nen finirait pas de tisser des liens avec dautres de ses films encore, sans jamais oublier que chez lui, l’institution est moins un sujet quun cadre, au sens photographique, un point de vue à partir duquel se ploie la vaste codie humaine beckettienne quest son œuvre. En témoigne, une fois encore, la galerie de portraits, parfois fugaces, qui ponctue le film, et qui donne à voir lArique daujourd’hui, dans sa diversité de physionomies comme dorigines ethniques. Ponctpar les grandes fêtes étatsuniennes (Thanksgiving, Veterans Day, Halloween, ), City Hall est de fait, sujet oblige, traversans cesse par les grands sujets politiques qui travaillent la société américaine contemporaine, dans le désordre : mariage homosexuel, légalisation du cannabis, coût de la santé, tueries de masse, tension dans les rapports entre la police et la population, discriminations des minorités, quelles quelles soient, présentes comme passées.

 

Mais loin dêtre circonstanciel, ce que le film montre avant tout, cest comment une pensée politique se réalise dans ce qu’il y a de plus concret, de plus prosaïque, et donc de plus noble (et ce nest pas pour rien que, partout dans le monde, seuls les édiles locaux ont encore la considération de leurs électeurs) : la gestion au jour le jour de la vie quotidienne de tout un chacun, et lambition de rendre sa ville meilleure (« Construire un meilleur Boston », est-il fièrement affiché sur les chantiers de la ville). Soit la démocratie en action, cest-à-dire avant tout du travail collectif, du débat et du compromis, de lengagement citoyen dans la conduite des affaires de la ville de la part de femmes et d’hommes de bonne volonté, prompts à interpeller sans ménagement lexécutif quand il le faut. « La démocratie nest pas automatique, rappelait cet été Barack Obama, aux obsèques du militant des droits civiques John Lewis, elle doit être nourrie. » De réunions en commissions, de consultations publiques en cérémonies, City Hall témoigne aussi, à limage de ses administrés, de la diversité de lexécutif qui gère la capitale du Massachusetts depuis 2013.

 

Et cependant, cest la première fois, dans lœuvre profondément chorale de Frederick Wiseman, quune institution s’incarne à ce point en un homme, un vrai héros de cinéma. Le maire Martin Walsh, présent dans plus du tiers des quelque 45 séquences que compte le film, aurait pu avec sa gueule d’Irlandais camper un flic de Boston au bord de la Mystic River de Clint Eastwood, voire en autre temps intégrer la troupe de Ford et jouer les tuniques bleues aux tés de Victor McLaglen. On ne pense pas à Ford pour rien, tant, comme dans In Jackson Heights et au fond dans toute lhistoire des États-Unis, la dialectique communautés/communauté (comment faire communauté de lensemble des communautés qui forment le patchwork américain ?) est un des thèmes récurrents du film. Le premier édile de la ville se pose ainsi volontiers comme membre dune communauté parmi les autres, même si elle est majoritaire à Boston : celle des Américains Irlandais Catholiques, rappelant combien elle fut méprisée et insultée dans le passé, avant de sorganiser pour revendiquer les clefs de la ville. Mais cest aussi en héros à la Capra quapparaît Martin Walsh : il pourrait être le James Stewart de Mr Smith au nat, pour ses talents oratoires d’homme du peuple, humble et déterminé, comme celui de La Vie est belle, qui après une descente aux enfers, prend conscience de ce qu’il peut apporter à sa ville.

Et de fait, le maître mot du discours politique de Walsh, et par voie de conséquence, du film, est la résilience, ou comment prendre conscience du trauma subi pour se reconstruire sur de saines bases. Quel trauma ? Même hors champ, il est dans le film de multiples natures : lélection de Trump bien sûr, et son attaque implacable contre tous les acquis de 50 ans de lutte pour les droits civiques (exemplifiée dans le film par le détricotage des lois contre la discrimination au logement) ou contre les immigrants illégaux (Walsh rappelle fièrement qu’il a fait pour eux de Boston une ville-sanctuaire) ; le règlement climatique, et la crainte quun ouragan type Katrina ne frappe Boston, ville oane ; les guerres d’Irak et dAfghanistan, dont les syndromes de stress post- traumatique renvoient explicitement dans le film à ceux de la guerre du Vietnam et de la Deuxième Guerre Mondiale ; et enfin, les attentats du Marathon de Boston en 2013, dont le fantôme hante la parade des Red Sox célébrant leur neuvième victoire en World Series. Or la résilience, Martin Walsh sait dans sa chair ce que cest : il a survécu aussi bien au cancer de son enfance quà lalcoolisme, et il est clair que ces deux expériences sont fondatrices de sa pensée et de son action politiques. Dautant plus clair que Martin Walsh le raconte à longueur de réunions et dapparitions publiques. Cest dailleurs, après la communauté et la résilience, le troisième grand thème du film : comment faire récit ? Comme si les 23 ans de participation de Walsh aux réunions des Alcooliques Anonymes lui avaient appris limportance, la cessité de se raconter, de mettre en histoire son parcours et son action. Cest le storytelling à son meilleur : non pas une oration de communication visant à travestir par des faits douteux par une fable trompeuse, mais un récit pour expliquer et convaincre. « Nous ne savons pas raconter ce que nous faisons », dit Walsh dans la première séquence. « Comment célébrer ce qui nous unit ? Que pouvons-nous faire pour exprimer et affirmer que la diversité nous rend plus fort ? », s’interroge-t-on encore au mitan du film.

 

La réponse est là, sous nos yeux : laisser Frederick Wiseman filmer à loisir, et, par son talent du montage comme art de la condensation, en ces courtes 4h30, défendre et illustrer une certaine idée de lAmérique. Ce quon appellera, pour reprendre lexpression utilisée dans une réunion sur le recours à lart public pour exposer et raconter la crise des opioïdes : un art civique. Ou comment Martin W. et Frederick W. partagent le même objectif : « Enseigner aux gens ce quest gouverner. »


FOCUS SUR LA VILLE DE BOSTON

 

Capitale et plus grande ville de lÉtat du Massachusetts

Subdivision administrative locale du comté de Suffolk

Zone métropole de plus de 692 600 habitants

10ème agglomération la plus peuplée du pays

9 arrondissements

23 quartiers

Membre du C40 - Cities Climate Leadership Group, une organisation qui vise à lutter contre le règlement climatique. De 2016 à 2019, Anne Hidalgo, Maire de Paris, en fut la présidente.

 

 

Répartition de la population par ethnie à Boston en 2019 :
Blancs : 44,5%
Noirs : 25,3 %
Hispaniques et Latino-Américains : 19,7 %
Asiatiques : 9,6 %
Amérindiens : 0,3 %


Répartition de la population par ethnie aux États-Unis en 2017 :
Blancs : 61,5 %
Noirs : 12,3 %
Hispaniques et Latino-Américains : 17,6 %
Asiatiques : 5,3 %
Amérindiens : 0,8 %

 


 

PORTRAIT DU MAIRE MARTIN J. WALSH
Martin Joseph Walsh, né à Boston le 10 avril 1967, est un homme politique américain membre du Parti démocrate.
Martin J. Walsh grandit dans une famille de la classe ouvrière catholique Irlando-Américaine résidant dans le quartier de Dorchester à Boston.

Il est âgé de sept ans lorsque les médecins diagnostiquent une forme rare de cancer. Il survit après plusieurs années d'un traitement médical qui perturbe sa scolarité. Il obtient finalement un diplôme en sciences sociales au Boston College.
À 21 ans, il rejoint le syndicat Laborers Local 223, dont son père est adhérent, et en devient
président.
Entre 1997 et 2014, il est membre de la Chambre des représentants du Massachusetts. Martin J. Walsh se présente aux élections municipales, soutenu par plusieurs organisations syndicales. Après le premier tour, il reçoit l'appui de trois candidats Afro-Américains. En novembre 2013, il devance un autre candidat démocrate, le conseiller municipal John R. Connolly, et est élu maire de Boston avec 51,5 % des suffrages. Il entre en fonction le 6 janvier 2014.


INDEX
CIVIL RIGHTS ACT

Le Civil Rights Act de 1968 fait suite au Civil Rights Act de 1964 et au Voting Rights Act de 1965 toujours dans le but de mettre fin aux discriminations fondées sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l'origine nationale.
 

FAIR HOUSING ACT
Le Fair Housing Act (FHA) de 1968 élimina en la rendant illégale la discrimination dans le domaine du logement. Il correspond aux titres VIII et IX du Civil Rights Act (CRA).

Obamacare / Affordable Care Act
L' "Affordable Care Act" a pris le surnom d' "Obamacare" suite à sa promulgation par Barack Obama le 30 mars 2010, même s'il n'entra en application que le 1er janvier 2014. Cette loi devait permettre aux américains d'accéder à un système de santé à moindre coût. Si Donald Trump tenta de l'abroger à plusieurs reprises notamment en pleine pandémie, ces tentatives furent empêchées
par la Chambre des représentants puis par le Sénat.

AMERICANS WITH DISABILITIES ACT
L'Americans with Disabilities Act (ADA) de 1990 protège des discriminations faites envers les américains ayant un handicap, obligeant par exemple les employeurs à tout faire pour les accommoder à leur milieu de travail ou les logeurs à aménager les logements spécialement.

NAACP
La National Association for the Advancement of Colored People (en français : Association nationale pour la promotion des gens de couleur) est une organisation américaine fondée en 1909 qui a pour mission de défendre les droits civiques.

NRA
La National Rifle Association est une association à but non lucratif qui protège le droit des américains de posséder et de porter des armes, un droit garanti par le deuxième amendement de la Déclaration des droits des États-Unis adoptée en 1789.