Dealer

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Benedek Fliegauf

Né en 1974 à Budapest, est un des jeunes réalisateurs les plus renommés de Hongrie
2010 WOMB 
Festival du film de Catalogne Sitges, Prix du meilleur film, Prix spécial du jury et Prix du meilleur réalisateur.
2007 MILKY WAY (Tejút)
Léopard d’or Festival de Locarno et Prix du festival indépendant de Barcelone (L’Alternativa).
2004 DEALER 
Prix des lecteurs au Festival de Berlin et Prix du meilleur réalisateur aux Festivals de Mar Del Plata, Wiesbaden, Lecce.
2003 FOREST (Rengeteg)
Wolfgang Staudte Prize et Prix de la critique Gene Moskowitz Festival de Berlin 2003.

Films du même auteur valorisés par le Gncr: 
Informations complémentaires: 

Prix du GNCR au Festival Premiers Plans d'Angers

Dealer

Benedek Fliegauf
Distribution :: 
Date de sortie :: 
01/03/2005
HONGRIE. 2004. 2h15. 35mm. 1,85. Couleur. DTS.

Dans une cité qui ressemble à une ville fantôme, l'histoire d'une journée de la vie d'un dealer. Il compta parmi ses clients le gourou d'une secte religieuse, un ami qui a besoin d'un dernier fix, une ancienne maîtresse qui a porté son enfant, un étudiant, un vendeur au marché noir...

LA JOURNÉE D'UN DEALER
Quant à la véritable révélation de ce Festival, Dealer, du Hongrois Benedek Fliegauf, il se voit doté d'une "Mention spéciale du Groupement national des cinémas de recherche", ce qui est assez insolent pour un film qui méritait le Grand Prix. Alternant de longs plans-séquences, le film de cet élève de Miklos Jancso raconte la journée d'un dealer appelé par une secte religieuse (scène époustouflante), puis par un grand brûlé agonisant, une ancienne maîtresse qui lui révèle qu'il est père d'une petite fille, une jeune défoncée.

Ce film en boucle, qui se défie de tout jugement moral comme de toute apologie et fait réfléchir, au gré de ses rencontres, sur les notions de dépendance et d'indépendance, est réalisé avec une exceptionnelle maîtrise. Ses mouvements d'appareil et sa subtile utilisation du son contribuent à embarquer le spectateur dans un trip cinématographique troublant. Curieusement, il s'avère qu'il s'agissait là de l'un des seuls films sans distributeur. A bon entendeur.

Jean-Luc Douin - LE MONDE