The Host

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Histoire originale BONG JOON-HO
Scénario BONG JOON-HO, HAH JOON-WON et BAEK CHUL-HYUN
Réalisation BONG JOON-HO
Production CHUNGEORAHM FILM
Producteur CHOI YONG-BAE
Producteurs exécutifs CHOI YONG-BAE, KIM WOO-TAEK et JEONG TAE-SUNG
Co-producteur JOH NEUNG-YEON
Directeur de la photographie KIM HYUNG-GOO
Éclairage LEE KANG-SAN et JUNG YOUNG-MIN
Décors RYU SEONG-HEE
Costumes CHO SANG-KYUNG
Maquillage SONG JONG-HEE
Prise de son LEE SEUNG-CHUL
Mixage CHOI TAE-YOUNG (LIVETONE)
Montage KIM SUN-MIN
Musique LEE BYEONGWOO
Supervision des effets visuels KEVIN RAFFERTY
Effets visuels et animation THE ORPHANAGE

 

Joon-Ho Bong

Après avoir fini ses études en sociologie à l’Université Yonsei, Bong Joon-ho réalise un court-métrage en 16 mm, WHITE MAN, avec lequel il gagne un prix au Shin-young Youth Movie Festival en 1995. La même année, il sort de la KAFA (Korean Academy of Film Arts) où il a réalisé INCOHÉRENCE, une comédie noire critiquant la société coréenne. INCOHÉRENCE, qui révèle son sens de l’humour si particulier, est projeté aux festivals internationaux de Vancouver et de Hong Kong. Ce film lui apporte une renommée avant même qu’il ne finisse ses études de cinéma à la KAFA.
En 2000, sort son premier long-métrage, BARKING DOGS NEVER BITE (LES CHIENS QUI ABOIENT NE MORDENT JAMAIS), qui enthousiasme Chungmu-ro, le centre de l’industrie cinématographique coréenne. BARKING DOGS NEVER BITE est basé sur un scénario qu’il a écrit pendant les nombreuses années où il travaillait en tant qu’assistant réalisateur. En 2003, il réalise MEMORIES OF MURDER, un film tiré de l’histoire réelle d’un serial-killer qui n’a jamais été arrêté. Le film attire plus de 5 millions de spectateurs en Corée du Sud. Il est, dès cette année-là, consacré meilleur réalisateur pour son succès commercial et critique. THE HOST est son troisième long métrage. L’une des sources d’inspiration de ce projet est un incident réel qui a eu lieu en Corée à la fin des années 1990. La scène d’ouverture du film fait référence à cet incident.

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

1994 MEMORIES IN MY FRAME [cm]
1994 WHITE MAN [cm]
1995 INCOHÉRENCE [cm]
2000 BARKING DOGS NEVER BITE
Prix FIPRESCI
2003 MEMORIES OF MURDER
Grand Prix du 22e Festival du Film Policier de Cognac.
2004 SINK AND RISE [cm]
2004 INFLUENZA [cm],
segment de Digital Shorts by Three Filmmakers
2006 THE HOST
Films du même auteur valorisés par le Gncr: 
Informations complémentaires: 

Sélection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2006

The Host

Joon-Ho Bong
Distribution :: 
Date de sortie :: 
22/11/2006
Corée du Sud -1h59 - couleur - 1,85 - Dolby SRD
À Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens. Il y a son fils aîné, l’immature Gang-du, sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l’arc et Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo, la fille unique de Gang-du.
Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu’à présent, surgit des profondeurs de la rivière…
le site du film : http://www.thehost.fr

Grand moment de cinéma.

Tout y est. Drame, rires, action, frissons, comédie, larmes, horreur, bonheur. Après deux films, l'excellence de Bong Joon-ho n'avait plus à être démontrée. Une nouvelle fois, le réalisateur coréen s'est surpassé, frappant fort de son empreinte de géant un genre usé : le film de monstre...
Contexte, la Corée d'en bas, aujourd'hui, sur trois générations : le grand-père Park Hee-bong (Byun Hee-bong), ses deux fils l'aîné Gang-du (Song Kang-ho) et Nam-il le cadet (Park Hae-il), sa fille Nam-joo (Bae Doo-na) et sa petite fille, fille de Park Gan-du, Hyun-seo (Ko A-sung). Park Hee-bong tient un snack au bord de la rivière Han. Il n'est pas très aidé par son immature de Gang-du, qui pique des tentacules aux calamars grillés des clients. Super lente, Nam Joo a trouvé sa voie : le tir à l'arc. Alors qu'elle passe à la télé lors de championnat, Gang-du et Hyun-seo, qu'il n'a pas été foutu d'aller chercher à l'école, l'encouragent, la bière à la main.

Pas très frais, moins frais en tout cas que la bière qu'il lui propose, Gang-du, a cependant beaucoup de tendresse pour sa fille. Nam-il qui rappelle sans arrêt à son frère ses obligations n'a pas vraiment de leçon à donner : diplômé mais au chômage, il a du temps pour s'en occuper. Malgré leur différends, ils sont tous unis par l'amour qu'ils portent à la petite, véritable trésor de famille. Et pour leur plus grand malheur, elle va leur être enlevée...

Sans mère, sans grand-mère, la société que décrypte Bong Joon-ho ne laisse plus aucune chance au couple, totalement absent. Curieuse famille que les Park ; chez eux, il y a un vide, manque comblé par une incroyable solidarité, une faculté surhumaine à résister aux assauts du destin. Ce malheur trouve son incarnation dans cette monstrueuse figure maternelle : la Bête. Non seulement elle se gorge d'êtres humains, mais elle enlève aussi leurs enfants, comme si paradoxalement, elle voulait détruire les uns pour mieux sauver les seconds. Elle laisse les plus jeunes en vie et fait preuve d'une certaine affection, sommaire certes, mais visible lorsqu'elle les gronde ou les lèche.

Face à cette menace, la Corée contemporaine, en éclats, souffre de la faiblesse de ses autorités, toutes déboitées. Qu'elles soient journalistiques, médicales, policières, militaires, politiques, elles sont blâmées pour leur ineptie et leur soumission aux Etats-Unis, autre étouffante mère, plus qu'un allié.

Derrière le message bienveillant et protecteur, se cache une machine destructrice, habile à répandre la désinformation et le mensonge. Bong Joon-ho accrédite une vision peu flatteuse, voire colonialiste des Américains. Néanmoins, il apporte une nuance, avec l'image du soldat américain qui, s'il veut tout contrôler, sauve quand même des vies. Ce dernier se retrouve d'ailleurs à son tour victime des hautes sphères du pouvoir.

Le cinéma coréen, et avec lui, ses deux plus grands réalisateurs : Im Sang-soo et Bong Joon-ho a aujourd'hui cette arme féroce, cette capacité à gifler les problèmes, cette incomparable politesse du désespoir : l'humour. Rions : la noirceur de son histoire, le drame que vivent ses habitants partagés entre deux pays et le quotidien économique qui n'a pas l'air souriant, entre endettement, chômage et alcoolisme pousse Bong à retourner la situation par le burlesque. Ce faisant, il rythme son récit et joue dans beaucoup de séquences avec les tons, passe du comique au dramatique, déviant du brut au doux, de l'action vers la contemplation, ne lassant jamais le spectateur.

On disait plus haut de The Host : un film sans couple. Sans couple mais pas sans amour ; amour que porte le réalisateur à cette bande de Rednecks, déglingués, sales, aux visages cuits par le soleil, le vent, la vie en extérieur, et qu'il filme avec beaucoup de tendresse. Amour aussi de cette famille pour son petit ange, sorte de cadeau inespéré des dieux, dont on se demande, au départ, de quelle façon une telle maison a pu l'engendrer. A la fin, on a compris.

La société est corrompue, les politiques vendus et la mafia même combat, les valeurs sont démembrées par l'argent, l'amitié se prostitue, obligée de payer ses dettes. Face à cela, doit résister la solidarité familiale et la protection des plus jeunes générations. Bong Joon-ho confronte la famille à l'horreur, à la possibilité de la perte de l'être le plus cher qui soit : l'enfant.

Mise en garde effrayante, le monstre cristallise les angoisses et les névroses actuelles. Sortis des eaux, comme Godzilla, il nous rappelle tout de suite les grands Kaiju Eiga, ces films de monstres marins japonais, chargés de terroriser les hommes, de leur rappeler quels sont leurs devoirs face aux dangers qui menacent la planète.

Ici, la menace est bactériologique et chimique, fruit imbécile d'expérimentations peu scrupuleuses. On pense à la peur, très actuelle, des attaques biologiques. Vous savez le terrorisme : ce que dénonce à longueur d'années, la maison dite blanche des Etats-Unis d'Amérique. Ce disant, comme si la nation cinéphile échappait aux contingences, Bong cite abondamment les maîtres hollywoodiens, des Dents de la mer à Alien, en passant par Jurassik Park. Il a utilisé d'ailleurs un studio américain pour les effets spéciaux, par ailleurs, très réussis.

Du cinéma américain, il tire une efficacité dans sa mise en scène, un respect du scénario, une vénération des acteurs et des spectateurs qu'on ne trouvait justement qu'aux Etats-Unis. Sur ce point, The Host nous semble marquer une étape déterminante dans l'histoire du cinéma coréen. La Corée et l'Asie, n'ont plus de leçon à recevoir, de personne. Pour la première fois, un film spectaculaire, auparavant chasse gardée u.s., ne se limite pas à la simple copie et surmonte monstrueusement le cinéma d'outre-atlantique, notamment en beauté.

Sébastien Bondetti – © nihon.fr 2001-2006

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ENTRETIEN AVEC LE RÉALISATEUR
Votre vision du cinéma a-t-elle changé depuis vos premiers courts-métrages ?
Mon seul principe, faire des films que j’aimerais voir en tant que spectateur, n’a jamais changé. Comme je suis cinéphile moi même, je me dis souvent : “J’ai envie de voir un film avec telles caractéristiques, mais puisque personne ne le fait pour moi, je vais le faire”. C’est ce désir qui m’a poussé à réaliser BARKING DOGS NEVER BITE, MEMORIES OF MURDER et THE HOST. Mais quand on veut réaliser un film, on doit trouver des investisseurs. Alors, ce principe seul n’est pas suffisant. J’ai donc dû présenter, par exemple, le projet de THE HOST en disant : “Je veux aborder le genre des films de monstre de telle manière. Ça peut aussi plaire au public.” Alors qu’en fait, je ne fais que les films que j’aimerais voir.

Vous dites que vous êtes cinéphile. Parlez-nous de vos films préférés.
Si être cinéphile veut dire “dévorer des films”, je n’en suis pas un. Je regarde plusieurs fois les films que j’aime. Quand j’étais à l’école primaire, j’ai adoré LE SALAIRE DE LA PEUR de Henri-Georges Clouzot que j’ai vu à la télévision. CROIX DE FER et LA HORDE SAUVAGE de Sam Peckinpah que j’ai vu en version censurée, PAPILLON et LA GRANDE ÉVASION avec Steve McQueen m’ont également plu. À la fac, je me suis sérieusement plongé dans le cinéma de Hou Hsiao-Hsien, le cinéaste taiwanais, de Shohei Imamura et de Kiyoshi Kurosawa. Je me suis dit que ça serait bien d’avoir ce genre de films en Corée.

Des critiques ont dit que BARKING DOGS NEVER BITE ressemblait à une bande dessinée et vous l’avez volontiers reconnu. D’où vient cette inspiration ? Quels sont les autres éléments qui ont influencé votre cinéma ?
Je lis beaucoup de bandes dessinées. J’aime les oeuvres de Naoki Urazawa. Je dessine moi-même dans le style manga et je conçois tous mes story-boards. Je ne lis pas beaucoup de romans. Par contre, j’apprécie la photographie. J’en faisais beaucoup quand j’étais plus jeune. Quand je trouve une photo qui me plaît, je la regarde longtemps, je la porte sur moi, et je m’y attache. De temps en temps, je m’inspire en regardant des photos.

THE HOST est-il plus proche de BARKING DOGS NEVER BITE ou de MEMORIES OF MURDER ?
Je pense que THE HOST ressemble surtout à un film de genre car c’est un film de monstre. Mais j’ai cherché à ancrer l’histoire dans le contexte concret de la société coréenne. L’opposition de ces deux aspects est encore plus important que dans mes films précédents. Je suis curieux de savoir comment le public réagira. L’aspect visuel est dynamique et divertissant, mais l’ambiance globale du film peut étonner le public.

Dans vos deux films précédents, des éléments opposés entraient en conflit. Selon vous, est-ce que cet aspect est à nouveau présent dans THE HOST ?
Si dans BARKING DOGS NEVER BITE, le quotidien et l’imaginaire manga entrent en collision, dans MEMORIES OF MURDER, c’est le réalisme et le genre. Par exemple, dans la scène où le tracteur efface l’empreinte des pas du tueur, la description réaliste de la scène du crime entre en collision avec les conventions du genre du thriller, qui est très américain. Dans THE HOST, le conflit se trouve entre le bord de la rivière Han - un lieu quotidien et familier - et l’apparition soudaine d’une créature inconnue qui transforme ce lieu en théâtre d’un grand désastre. Le cinéma de monstres est très américain comme genre, à l’exception de GODZILLA qui est japonais. À première vue, mon film semble suivre les règles de ce genre, mais il y a des scènes qu’on ne pourrait jamais voir aux Etats-Unis. Par exemple, la scène au funérarium où les portraits des victimes sont alignés et où leurs familles se lamentent et pleurent.

Dans vos films, le burlesque côtoie et désamorce toujours le tragique...
C’est comme ça et c’est sans doute instinctif... Ce qui se passe dans le film est une chose effrayante et tragique, mais ce genre d’événement est souvent accompagné de situations comiques. Quand le bâtiment du grand magasin Sampoong s’est effondré, j’ai été très choqué et triste pour les victimes, mais quand j’ai vu des gens entrer dans les décombres pour sortir avec des clubs de golf et des objets de luxe, ou bien, quand j’ai appris que tous les cambrioleurs de la ville s’étaient précipités là-bas, j’ai trouvé ça absurde et comique. Les situations les plus désastreuses ont toujours des aspects tragiques et comiques. Comme les héros du film sont plutôt pathétiques, il était inévitable qu’ils connaissent des situations loufoques. Evidemment, ils ne se battent pas avec des pistolets lasers. Je n’ai pas consciemment cherché à faire une comédie. Si un tel désastre arrivait en Corée, je suis certain que cela pourrait créer des situations similaires à celles décrites dans le film.

Le titre anglais, THE HOST, est différent du titre coréen, GUE-MOOl, qui signifie “monstre”.
J’espère que le mot, “host” (hôte), sera interprété dans ses deux sens. La première signification de ce mot est “organisme vivant qui héberge un parasite”. Compris ainsi, ce titre donne l’impression que le film traite de quelque chose de biologique ou de mutation. L’autre sens de ce mot, “personne qui offre l’hospitalité”, suggère la signification sociopolitique du film.

La vision de vos films laisse penser que vous êtes un spécialiste de l’humour noir...
Je pense que c’est mon instinct. Curieusement, mon sens de l’humour surgit automatiquement. C’était pareil  pour MEMORIES OF MURDER. Je ne cherche jamais à faire rire, mais je ne pourrai jamais faire un film sans humour.

Vos personnages principaux sont souvent issus des classes populaires. Les policiers de MEMORIES OF MURDER comme les Park dans THE HOST. Comment expliquez-vous ce choix ?
Je suis attiré par ces gens. [rires] Il m’arrive même d’éprouver du mépris pour ceux qui ont réussi dans la vie. Et puis, comment pourrait-on concevoir un drame avec ceux qui mènent la belle vie ?

Pourquoi avoir choisi la rivière Han comme lieu principal ?
Je pense que ce choix reflète mon goût personnel. Les berges de la rivière Han sont fréquentées par beaucoup d’habitants de Séoul. C’est un lieu très populaire. Les gens qui y tiennent un snack, comme ceux qui y passent les soirs d’été car ils n’ont pas de climatisation chez eux appartiennent aux couches modestes de la société. Suite à l’apparition du monstre, cet endroit à la fois familier et populaire devient un lieu extrêmement étrange et dramatique. Comme c’était le cas dans BARKING DOGS NEVER BITE et MEMORIES OF MURDER, c’est le conflit entre la quotidienneté et l’imaginaire, entre la réalité coréenne et les caractéristiques du cinéma de genre, que j’ai voulu mettre en scène. Je pense que ce sont ces conflits que j’essaie d’explorer dans mes films.

Quels films vous ont inspirés pour THE HOST ?
En dehors de SIGNES de M. Night Shyamalan, je peux citer LES DENTS DE LA MER de Steven Spielberg. Quand j’ai parlé du projet pour la première fois, les gens avaient l’air perdu au sujet de la taille du monstre. La plupart pensaient à un monstre aussi gigantesque que Godzilla. Mais il est plutôt d’une taille similaire à celle d’Alien. Dans un sens, LES DENTS DE LA MER est également un film de monstre. La créature de mon film est un mutant. En tout cas, je ne crois pas qu’il existe un autre film ayant le même contexte que le mien. Il ne ressemble pas à un film de science-fiction ou à une bande dessinée. La créature est surnaturelle, mais ça se passe de nos jours, dans un endroit qui existe réellement, avec des personnages ordinaires. Je pourrais comparer ça à SIGNES de M. Night Shyamalan. L’histoire de ce dernier se déroule dans des champs de maïs, soit un endroit banal et familier, alors qu’au centre de l’intrigue se trouvent des extraterrestres. L’histoire est décrite d’une façon très réaliste et c’est pareil dans mon film.

D’après Bong Joon-ho : Mapping Reality within the Maze of Genre,
dans la série des Réalisateurs coréens, publié par le KOFIC et Cine 21


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EFFETS VISUELS ET ANIMATION
THE ORPHANAGE
The Orphanage est une compagnie d’effets spéciaux créée par d’anciens membres d’Industrial Light and Magic. La société s’est fait remarquer avec de nombreux succès hollywoodiens comme LE JOUR D’APRÈS et SIN CITY. Ils ont également travaillé sur HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU et sur le très attendu, SUPERMAN RETURNS.
Quand Bong Joon-ho leur a présenté le concept du film, l’équipe de The Orphanage a tout de suite exprimé son enthousiasme : “Nous sommes ravis de pouvoir donner vie à cette créature et d’avoir l’occasion de montrer notre talent dans le domaine des effets visuels. Toute notre équipe est excitée de participer au projet de THE HOST.” The Orphanage a travaillé sur la mise en image de la Créature en combinant des données numérisées à partir d’une maquette, préparée par Weta Workshop, et des prises de vue réelles. Ils ont donné vie à la Créature et créé ses mouvements très détaillés et réalistes.


DIRECTEUR DES EFFETS VISUELS
KEVIN RAFFERTY
Rafferty s’est fait remarquer avec STAR WARS : ÉPISODE 1 - LA MENACE FANTÔME, JURASSIC PARK et GANG DE REQUINS. Très attiré par l’univers de Bong Joon-ho après avoir vu MEMORIES OF MURDER en DVD, Rafferty a lu le scénario de THE HOST deux fois consécutivement dès qu’il l’a reçu. “À la différence des films typiquement hollywoodiens, THE HOST est à la fois amusant et provocateur. Je n’avais jamais travaillé sur un projet aussi original. Toute la beauté de ce projet se trouve dans son originalité”, dit le directeur des effets visuels.
Dès la pré-production, il a participé aux réunions de l’équipe du film et il a assisté au tournage des scènes où la créature apparaît, afin de pouvoir harmonieusement intégrer les images de synthèse. “J’ai de la chance de travailler avec un réalisateur talentueux comme Bong, j’en suis très honoré”, déclare-t-il. Dans THE HOST, Rafferty donne vie à l’imagination de Bong Joon-ho.

CRÉATION DE LA MAQUETTE
WETA WORKSHOP
Cette société d’effets spéciaux, basée en Nouvelle-Zélande, a été primée trois fois consécutivement aux Oscars avec la trilogie LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et KING KONG. Pour THE HOST, ils ont fabriqué la maquette de la Créature. Après de longues discussions avec le concepteur de la Créature, Weta Workshop a créé une maquette détaillée et réaliste. Selon un responsable de Weta, “Ce que l’équipe de THE HOST a accompli en deux ans est l’équivalent de ce que Weta Workshop a accompli après 17 ans de travail et d’investissement. La conception de la Créature en est la preuve. Tout spécialiste en effets spéciaux ne peut qu’admirer la qualité du résultat.”

CRÉATION DE L’ANIMATRONIC DE LA CRÉATURE
JOHN COX’S
CREATURE WORKSHOP
Cette société australienne, récompensée aux Oscars avec BABE, LE COCHON DEVENU BERGER, a acquis une grande renommée avec sa création d’animaux et de monstres dans PETER PAN. Pour rendre le jeu des acteurs plus vif et réaliste, des maquettes de la Créature ont été fabriquées à échelle réelle. Selon l’équipe de John Cox’s Creature Workshop, “le cinéma de Bong Joon-ho est original et vivant. Travailler avec lui a été une expérience inoubliable. Bong est un excellent cinéaste qui sait diriger son plateau avec une vision claire pour chaque plan.”

CONCEPTION DE LA CRÉATURE
JANG HEE-CHUL
Jang Hee-chul est le père de la Créature de THE HOST. Depuis l’écriture du scénario en décembre 2003, il a suivi tout ce qui concerne la Créature, de la conception de son apparence jusqu’à la réalisation de ses mouvements les plus détaillés. Afin de pouvoir créer un monstre à la fois vraisemblable et original, il a fait des recherches en étudiant de nombreux documentaires et livres. Comme la Créature est censée habiter au bord d’une rivière, il s’est basé sur l’anatomie des animaux aquatiques. Il l’a dotée d’une queue et de pattes qui lui permettent de se mouvoir dans l’eau et de se déplacer sur terre. Au bout de 16 longs mois de travail, il a pu concevoir un monstre original par tâtonnements successifs. “J’avais le sentiment d’être un père qui donne la vie à un enfant”, explique Jang Hee-chul. Il a également assisté à la fabrication de la maquette pour superviser tous les détails tels que la texture de peau, les mouvements des muscles, la respiration, etc...
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