Jauja

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FICHE ARTISTIQUE
Viggo MORTENSEN, Ghita NØRBY, Viilbjørk MALLING AGGER, Adrian FONDARI, Esteban BIGLIARDI, Diego ROMAN, Mariano ARCE, Misael SAAVEDRA, Gabriel MARQUEZ, Brian PATTERSON

FICHE TECHNIQUE
Réalisation Lisandro ALONSO • Scénario Fabian CASAS, Lisandro ALONSO • Image Timo SALMINEN, FSC • Musique Viggo MORTENSEN, BUCKETHEAD • Son Catriel VILDOSOLA Mixage Carlos CORTES • Montage Natalia LOPEZ, Gonzalo DEL VAL • Costumes Gabriela Aurora FERNANDEZ • Décors Sebastian ROSES • Directrice de production Micaela BUYE • Une coproduction Les Films du Worso / 4L / Perceval Pictures / Fortuna Films / Mantarraya / Massive / Kamoli Films / The Match Factory / Wanka • Avec le soutien de l’INCAA • En coproduction avec Canal Brasil / Bananeira Filmes • Avec la participation de Le Pacte • Avec l’aide du CNC / Ministère des Affaires Étrangères / Institut Français • En association avec Arte / Cofinova 9 / Word Cinema Fund

 

Lisandro Alonso

Né à Buenos Aires en 1975, Lisandro Alonso a suivi les cours de la Universidad del Cine (F.U.C.). En 1995, il coréalise avec Catriel Vildosola son premier court-métrage: Dos en la Vereda. Après avoir été ingénieur du son sur de nombreux courts et longs métrages, puis assistant-réalisateur sur le premier film de Nicolas Sarquis, Sobre la Tierra, Lisandro Alonso realise en 2001 son premier film, La Libertad, sélectionné à Un Certain Regard. En 2003, il fonde la société de production 4L au travers de laquelle il produit désormais toutes ses réalisations dont Los Muertos (2004) et Fantasma (2006), puis Liverpool (2008) présentées à  la Quinzaine des Réalisateurs. 

FILMOGRAPHIE

2014 JAUJA
2012 SIN TITULO - (CARTA PARA SERRA) [cm]
2008 LIVERPOOL
2006 FANTASMA
2004 LOS MUERTOS
2001 LA LIBERTAD
1995 DOS EN LA VEREDA [cm]

 

Films du même auteur valorisés par le Gncr: 
Informations complémentaires: 

PRIX FIPRESCI – UN CERTAIN REGARD – FESTIVAL DE CANNES 2014

Jauja

Lisandro Alonso
Distribution :: 
Date de sortie :: 
22/04/2015
2014 - Argentine/Dnk/France/Mex/EU/Allem/Brés- 1h48 - 5.1

SYNOPSIS : Un avant-poste reculé au fin fond de la Patagonie, en 1882, durant la prétendue « Conquête du désert », une campagne génocidaire contre la population indigène de la région. Les actes de sauvagerie se multiplient de tous côtés. Le Capitaine Gunnar Dinesen arrive du Danemark avec sa fille de quinze ans afin d’occuper un poste d’ingénieur dans l’armée argentine. Seule femme dans les environs, Ingeborg met les hommes en émoi…

LA LÉGENDE : Les Anciens disaient que Jauja était, dans la mythologie, une terre d’abondance et de bonheur. Beaucoup d’expéditions ont cherché ce lieu pour en avoir la preuve. Avec le temps, la légende s’est amplifiée d’une manière disproportionnée. Sans doute les gens exagéraient-ils, comme d’habitude. La seule chose que l’on sait avec certitude, c’est que tous ceux qui ont essayé de trouver ce paradis terrestre se sont perdus en chemin.

Rencontre(s) avec Lisandro Alonso

LE FILM :

Un avant-poste reculé au fin fond de la Patagonie, en 1882, durant la prétendue « Conquête du désert », une campagne génocidaire contre la population indigène de la région. Les actes de sauvagerie se multiplient de tous côtés. Le Capitaine Gunnar Dinesen arrive du Danemark avec sa fille de quinze ans afin d’occuper un poste d’ingénieur dans l’armée argentine. Seule femme dans les environs, Ingeborg met les hommes en émoi. Elle tombe amoureuse d’un jeune soldat, et tous deux s’enfuient à la faveur de la nuit. À son réveil, le Capitaine Dinesen comprend la situation et décide de s’enfoncer dans le territoire ennemi pour retrouver le jeune couple. JAUJA est l’histoire de la quête désespérée d’un homme pour retrouver sa fille, une quête solitaire qui nous conduit dans un lieu hors du temps, où le passé n’est plus et l’avenir n’a aucun sens.

NOTE D'INTENTION :

Il y a quelques années, j’ai reçu un email m’expliquant qu’une amie proche avait été assassinée loin de là où elle était née. Elle aimait beaucoup écrire sur le cinéma et en parler, peut-être trop. Perturbé par cette expérience, j’ai commencé à penser à ce projet où, suivant ses conseils, j’accorde un peu plus de place aux mots et à mon propre désir. Étrangement, je sens que ce travail a pris une tournure irréelle comme pour m’aider à penser le monde et le temps que nous habitons, et la façon dont nous disparaissons pour inexplicablement revenir, par des voies mystérieuses.

NOTE DE VIGGO MORTENSEN :

Quand mon ami de Boedo, le poète argentin Fabián Casas, ,m’a dit en 2011 qu’il allait travailler aux côtés de Lisandro Alonso sur un projet de film, j’ai été très intéressé. J’avais eu l’occasion de m’entretenir brièvement avec Lisandro à Toronto quelques années plus tôt, et je connaissais bien son travail, en particulier LOS MUERTOS, que j’avais beaucoup aimé. Lorsque nous nous sommes revus sur le tournage de TODOS TENEMOS UN PLAN d’Ana Piterbarg, il m’a confié qu’il souhaitait tourner un film se déroulant à la frontière argentine au 19ème siècle. Il voulait que j’interprète un Danois installé en Argentine avec sa fille de quinze ans, et qui travaille pour l’armée pendant le génocide contre la population indigène. Fruit de la patience et du travail acharné d’une petite équipe fidèle et passionnée, le film JAUJA de Lisandro Alonso est devenu l’une de mes expériences de collaboration artistique les plus gratifiantes de ma carrière. On peut dire que le résultat final est tout aussi danois qu’argentin, ce qui n’est pas une mince affaire ! Fabián et moi avons beaucoup d’admiration pour la créativité débordante de Lisandro, et nous avons fait tout notre possible pour faire honneur à sa conception de la narration dans notre travail sur JAUJA. L’approche de Lisandro s’apparente à un constant processus de distillation : il insiste gentiment mais fermement sur la vérité intrinsèque, essentielle de tout moment particulier.
C’est une chose que de vouloir atteindre cette sorte d’esthétique « épurée », mais c’en est une autre d’y parvenir avec grâce et originalité. Peu nombreux sont les réalisateurs qui arrivent comme Lisandro à nous émouvoir avec la subtilité et l’indéniable authenticité de leurs récits. Je suis fier d’avoir assisté à une étape importante dans le cheminement créatif de ce réalisateur, et d’avoir fait partie de l’équipe qui a produit ce qui sera certainement l’une des expériences de cinéma les plus exceptionnelles de ce Festival de Cannes.