Le Parc

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AVEC Naomie Vogt-Roby, Maxime Bachellerie, Sobere Sessouma

Réalisation Damien ManivelScénario Damien Manivel et Isabel Pagliai Image Isabel PagliaiSon Jérôme PetitMontage William LabouryMontage son Jérôme Petit • Mixage  Simon Apostolou Coloriste  Yov MoorRégie Amandine RadigueProducteur  MLD Films, Damien ManivelProducteur éxécutif  Martin BertierProducteur associé Shellac Sud, Thomas OrdonneauAvec la participation de  Ciné +, Bruno DeloyeAvec le soutien de  Nikon

 

 

Damien Manivelle

Producteur délégué, Réalisateur, Scénariste.

Filmographie : Le Parc (2016), Un jeune poète (2014), Un dimanche matin (2012), La dame au chien (2010) (cm), Viril (2007), (cm)

Films du même auteur valorisés par le Gncr: 
Informations complémentaires: 

    Festival de Cannes 2016 - ACID
    Moscow International Film Festival 2016 – Hors compétition
    Raindance Film Festival London 2016 – Compétition long métrage
    Viennale, Vienna International Film Festival 2016
    Alexandria Mediterranean Countries Film Festival 2016
    Gent Film Festival 2016 – Global Cinema
    Ciné-Rencontres Prades, 2016

Le Parc

Damien Manivelle
Distribution :: 
Date de sortie :: 
04/01/2017
2016 – 1h12 mn – DCP – 1.37 – 5.1.

C’est l’été, deux adolescents ont leur premier rendez-vous dans un parc. D’abord hésitants et timides, ils se rapprochent au gré de la promenade et tombent amoureux. Vient le soir, l’heure de se séparer… C’est le début d’une nuit sombre.

Intentions

Les parcs sont pleins d’histoires ordinaires. J’aime y passer du temps
et observer. Quand je regarde longtemps ces paysages, du banal surgit
l’étrange. Comme si derrière les pelouses ensoleillées et les jeux,
se cachait quelque chose de sombre et indistinct.

Cette impression a guidé l’écriture du film. Je suis donc parti d’une
de ces histoires ordinaires, comme on peut en voir dans un parc l’été :
un couple d’adolescents assis sur un banc,
mal à l’aise à l’idée du premier rendez-vous amoureux.

J’ai eu envie de me situer dans le regard de la jeune fille et de raconter,
le temps d’un jour et d’une nuit, l’histoire de leur amour,
du premier regard jusqu’à la séparation.

Arrivé là, il m’a fallu continuer : le choc de la perte, la sidération.
La nuit immense qui recouvre le parc, la jeune fille qui avance
à l’aveugle et traverse l’épreuve du chagrin... l’histoire ordinaire est déjà loin.

Damien Manivel


 

4 questions à Damien Manivel


On découvrait Un jeune poète il y a tout juste un an. Et vous revoilà déjà avec Le Parc. Comment est-ce possible ?
J’ai besoin d’être au travail, sur un décor, avec l’équipe, les acteurs, c’est dans ces moments-là où je me sens le plus vivant donc pour moi ce rythme est le bon. Après, j’ai eu la capacité de tourner rapidement et librement ce film puisque j’en suis le producteur et que par ailleurs je suis accompagné de partenaires de confiance et d’une équipe qui partagent cet état d’esprit. Nous avançons, non sans risques, mais avec une réelle indépendance.

Quelle est la part d’écriture et d’improvisation? Tes acteurs, d’où viennent-ils ?
J’arrive avec une intuition sur le fond et une idée basique ,de structure. Pour vous donner un exemple, je sais que le récit se déroulera sur une journée et une nuit dans un parc, que le personnage principal sera une adolescente, qu’elle vivra une histoire avec un jeune homme et croisera la route d’un gardien du parc. Le premier jour, nous commençons donc par filmer le rendez-vous entre les adolescents... Les péripéties, la tonalité, l’image de fin, tout cela s’écrit pendant le tournage.
Pour incarner la jeune fille, je souhaitais travailler avec une acrobate, afin qu’on ait un langage commun car je donne beaucoup d’indications gestuelles. J’ai donc fait un casting et rencontré Naomie. Maxime est étudiant à la fac et Sessouma, professeur de philosophie. Nous les avons croisés à Poitiers et abordés.

Encore l’adolescence, le duo amoureux, toujours cette idée qu’à cet âge-là c’est compliqué, que quelque chose empêche l’amour...
C’est vrai que le film est à la fois candide et profondément triste. L’idée de la première fois me touche particulièrement. L’approche maladroite, les premiers rires et caresses, tomber amoureux et être quitté. L’idée qu’à ces âges-là, quand on traverse des épreuves comme la séparation amoureuse, on traverse littéralement le feu.

Solaire et noir, Le Parc tend clairement vers le fantastique, on retrouve les lueurs mélancoliques et inquiétantes de votre film La Dame au chien...
C’est qu’ils ont en commun un sentiment de menace latente. Il y a un moment où Le Parc prend un tournant, on avance à l’aveugle, sans savoir si on a quitté la réalité ou pas. Mon désir de cinéma avance sur le même fil. Je rêve de films sur le quotidien le plus banal, de burlesques insensés, et en même temps je suis passionné par le cinéma d’épouvante. Avec ce second long-métrage, j’ai peut-être inconsciemment tenté de réunir tout ça.