Compte rendu filmé de la table ronde organisée par le GNCR

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Compte rendu filmé de la table ronde organisée par le GNCR

Compte rendu filmé de la table ronde “Sortie de films en VàD et en salles simultanément : vers un abandon de la chronologie des médias ou une nouvelle manière d’aborder la diffusion des films Recherche ? ” a été organisée par le GNCR, mercredi 2 octobre 2013 à la FEMIS. 

La table ronde a permis à plusieurs intervenants d’échanger, autour du modérateur, Boris Spire (président du GNCR) : Christian Oddos, Etienne Olagnier (Jour2fête, SDI), Nawid Sarem (Eye on films, Wide Management), Lucie Girre (Tide, ARP), Rodolphe Village (Utopia Toulouse, Vidéo en poche), et Céline Sciamma réalisatrice (SRF).

Depuis quelques temps, nous voyons apparaître de nouveaux opérateurs qui proposent de voir les films en VàD et en salle simultanément. Qu’en est-il réellement ? Le rapport Lescure, « contribution aux politiques culturelles à l’ère du numérique », préconise dans son point A-5 intitulé « La Chronologie des médias » de la raccourcir à trois mois après la sortie salles et de faire des dérogations et des expérimentations sur des films à petit budget ou confrontés à un échec en salle…
Comment devons-nous réagir ? Plutôt que de voir des propositions qui nous sont imposées, discutons des possibilités (et impossibilités) qu’offre internet comme nouveau mode de diffusion.
Ce mode de diffusion peut-il remettre en cause la salle de cinéma dans ses fonctionnements actuels ? Comment définirions-nous dans ce contexte la salle dite de Recherche ?
Dans un premier temps, nous avons fait un point sur la situation actuelle, sur les règles en cours de la chronologie des médias, sur les ventes en VàD, sur les publics habitués à ce mode de visionnage, sur les enjeux politiques des aides européennes et sur les diverses motivations autour de la chronologie des médias.
Les sociétés Eye-on-films et Tide nous ont fait part de leurs expérimentations de sorties simultanées en VàD et en salles, et de leurs stratégies de communication. Tandis que Céline Sciamma a exposé son point de vue de cinéaste qui souhaite que les films soient vus.
Les distributeurs invités ont insisté sur la nécessité de conserver la chronologie des médias, garante de la diversité culturelle cinématographique. Toutefois, ils sont aussi désireux de trouver d’autres modes d’exploitation des films en salle.
Enfin, nous avons mis l’accent sur les propositions innovantes existantes comme Vidéo en poche et les projets de salles virtuelles. Les échanges avec le public nous ont permis de comprendre l’appréhension de l’exploitation sur ces enjeux et d’émettre des pistes de réflexion sur les modes de diffusion culturelle de demain.

COMPTE RENDU FILMÉ